Le sceau d'Efforgaletl

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Le sceau d'Efforgaletl

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:40

Voici la partie 1 de l'origine d'Efforgaletl, personnage qui aura toute son importance dans le monde de Valadëlia. Je vous souhaite une bonne lecture Very Happy


Dernière édition par Wobmiar le Sam 21 Déc - 3:01, édité 1 fois

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Les cloagins

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:41

Prologue
Les cloagins


Il était une fois, il était deux fois, il était toujours et jamais, une race appelée cloagin. Les cloagins ne sont pas des dieux, mais ne sont pas des mortels. Ils sont omniscients, mais ne savent pas tout. Ils peuvent tout savoir, ils peuvent tout faire, mais ne le peuvent pas en même temps. Ils existent, mais en même temps n'existent pas.

Au début, il n'y avait rien. Puis vinrent les dieux et les cloagins. Lorsqu'il y eut les dieux, il y eut quelque chose. Mais lorsqu'il y eut les cloagins, il y avait toujours rien. Parce que les cloagins et les dieux furent dans deux endroits totalement différents, et pourtant si près. Les dieux créèrent l'univers, créèrent les astres, les lunes, les étoiles, les planètes. Ils créèrent la vie. Ils détruisirent, il recréèrent, ils détruisirent encore, et recréèrent à nouveau. Les dieux sont omniscient dans le monde où ils se trouvent. Ils sont partout à la fois, et peuvent faire ce qu'ils veulent. Agir, influencer sur le monde des mortels, ou plutôt des non-dieux, était courant chez eux. Les cloagins étaient ailleurs. Hors de l'espace et du temps. Dans une dimension impénétrable, et où rien ne pouvait sortir. De ce fait, les cloagins, si on les comparait à l'espace-temps conventionnel, étaient à toutes les époques en même temps. Ils pouvaient lire l'univers comme dans un livre, un livre qui débutait au début des temps et qui finissait à l'apocalypse. Ils pouvaient voir tous les mondes, toutes les planètes, toutes les dimensions. Mais ne pouvaient rien faire. Une omniscience inutile, ils ne pouvaient en aucun cas agir sur le monde. Ironiquement, bien que les dieux possédaient plus de pouvoirs qu'eux, ces êtres vénérés par maints mortels n'avaient aucune idée de l'existence des cloagins. Mais à quoi cela aurait-il servi? De toute façon, ils ne peuvent rien faire. Il n'existe pas de sortie.

Les cloagins appelèrent leur dimension le Ścian.

Dans le Ścian se déroulait un faux temps et un faux espace. Un espace-temps qui n'était pas l'espace-temps, puisque l'espace-temps était à l'extérieur. Les cloagins, avec le temps, si on peut appeler cette chose ainsi, développèrent des civilisations. Ils évoluèrent. Ils développèrent des émotions, plus d'émotions que l'on pourrait compter. Ils pouvaient entendre une infinité de son, et voir une infinité de couleurs, bien plus que l'on pourrait les nommer. Alors ils dé-évoluèrent. Face à ce qui n'était pas une vie, ils créèrent la vie en eux-même. Ils se donnèrent de la peau. Des muscles. Des os. Ils devinrent volontairement mortels. C'était la seule façon de pouvoir agir. Des mains. Il faut des mains pour construire un mur, pour construire une maison. Il faut des oreilles pour apprécier le chant de l'oiseau, des yeux pour s'émerveiller devant sa grâce. Un cerveau pour pleurer, rire, vivre. Les cloagins voulaient vivre comme ils voyaient chaque jour les mortels de l'autre monde vivre. Ils développèrent leurs propres algorithmes de génétique et de pouvoirs, comme un auteur ferait avec ses personnages. Puis, ils laissèrent les choses aller. Ils eurent des enfants, ils moururent de vieillesse. Des générations passèrent. Des politiques s'installèrent. Des nations se formèrent. Les cloagins pouvaient naître sans pouvoir, avec beaucoup, tout était aléatoire, ou du moins gérées par des fonctions si complexes que même eux auraient du mal à les répéter avec leurs nouveaux corps.

À force d'observer l'univers, certains cloagins en vinrent à s'ennuyer. À être jaloux. À développer des sentiments qui ne se décrivent même pas. À se sentir coincés. Quel était leur but dans l'univers, dans l'espace-temps? Rien, absolument rien. Ils ne pouvaient rien faire. Un nouveau mode de pensée surgit des esprits; on voulait quitter le Ścian.

Quitter le Ścian était plus facile à dire qu'à faire. Ce n'était pas comme trouer un mur. La dimension des cloagins se trouvait à toutes les époques de l'autre monde en même temps. Si quelqu'un passait, théoriquement, il serait multiplié infiniment au même endroit, entraînant sa propre destruction selon les lois de la matière et de l'antimatière. En théorie bien sûr. Les scientifiques cloagins faisaient de leur mieux pour trouver des solutions, mais même avec toute la connaissance de l'univers, ils devaient inventer eux-même la façon de passer. Certains essayèrent de trouver un cloagin qui aurait réussi dans le futur, mais sans succès. Devant la déprime imminente, les experts rappelèrent l'existence du paradoxe. Ce que les cloagins voient, c'est l'entièreté du monde selon son cours normal. Leur race, créée hors de l'espace et du temps, modifierait le cours de l'histoire par leur seule arrivée. La théorie du chaos à son meilleur. Peut-être y avait-il une raison pour laquelle le Ścian était fait ainsi, personne ne doit modifier le cours normal de l'histoire. Personne. La majorité des dirigeants décidèrent de couper les fonds pour trouver une façon de sortir, et toutes les démarches devinrent officiellement illégales. Sous peine de mort. Mais, évidemment, certaines personnes continuèrent à agir en cachette. Si les cloagins peuvent lire dans l'univers, c'est parce qu'il existe un passage, qu'il soit seulement limité à l'esprit ou non. Suivant cette logique, les renégats se mirent à la recherche d'une faille.

Et ils la trouvèrent. Dans un supervolcan.

Autour de la faille en question, ils fabriquèrent la machine qui permettrait de passer sans danger. Des générations de travail s'ensuivirent. Un jour, la porte fût terminée. Les cloagins la verrouillèrent, et se mirent alors à chercher une façon de retracer la personne en évitant le contexte paradoxale. Il fallait aussi s'assurer que tout était sécuritaire. Juste alors qu'ils allaient terminer leur passage, des espions informèrent les dirigeants du pays de ce qui se planait. Rapidement, avec leur armée, ils envahirent la place et exécutèrent tous ceux qu'ils purent attraper. Il fallait absolument les dissuader de recommencer. Ne sachant pas comment fonctionnait la porte, ils enfermèrent la faille dans une salle impénétrable, scellée par les plus puissants sorts que des êtres presque omniscients possédaient. Une sphère complètement à l'abris, flottant dans le vide, sans aucune entrée ni sortie. Mais est-ce que cela allait stopper les rebelles? Non, bien sûr. Considérant cela comme un acte contre la liberté, beaucoup de personnes dans la population se joignirent aux rebelles. Ils savaient ce qu'il y avait au-delà de leurs murs, ils voulaient le vivre! Les exécutions attisèrent les gens, et une guerre s'ensuivit. Glowa, le chef de la révolution, savait que tout cela ne valait pas la peine si ils ne pouvaient pénétrer la sphère. Il fit appel au meilleur forgeron pour lui fabriquer une arme que lui seul pourrait maîtriser: le Zniszczenie. Des feux de la forge sortit un marteau.

Ce marteau était la clé pour détruire le sceau. Armé du Zniszczenie, Glowa dirigea son armée vers les montagnes, vers la faille. Une bataille sanglante s'ensuivit. Le chef des rebelles essaya de se frayer un chemin vers la sphère, mais tomba nez-à-nez contre un gardien. Celui-ci, après une brève échauffourée, réussi à lui voler le marteau. ll tenta de le soulever, amis il était lourd, très lourd pour lui. Glowa rigola.

"Seul l'Efforgaletl peut utiliser Zniszczenie. Et il s'avère que c'est moi!"

Il bondit vers le gardien pour reprendre son arme. Les deux combattants se débattirent, et perdirent pied. Ils atterrirent au fond d'une crevasse, juste à côté d'une chambre magmatique. Voyant sa défaite approcher, le gardien utilisa toutes ses forces pour prendre le marteau et le jeter dans la lave.

"NON! cria Glowa.

L'homme, fou de rage, poussa le gardien dans le liquide mortel. Ce dernier se désintégra avec l'arme. Le cloagin cria encore de colère. Leur seul espoir avait été réduit en poussière. Toute cette guerre ne servait plus à rien maintenant. Il allait partir, lorsqu'il sentit le sol trembler. Et il comprit. Le gardien n'était pas la seule chose à protéger la faille. Si celui-ci était tué, un mécanisme s'enclenchait pour garder la sphère hors de portée. Un sort à retardement qui allait les tuer tous. Un sort qui allait sceller définitivement la sortie, et faire oublier ne serait-ce son existence. Glowa ferma les yeux. C'était la fin de tous ses rêves, le rêve de pouvoir enfin vivre un jour.

Le supervolcan explosa.

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Le jeu d'échec

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:42

Chapitre 1
Le jeu d'échec


"Jadwiga, réveille-toi! Tu vas à l'école aujourd'hui!"

La petite fille grommela. La cloagin se tourna sur elle-même dans ses couvertures, jusqu'à tomber au sol. Elle se releva, encore un peu fatiguée, puis regarda sa montre. On était un dimanche. Sa sœur était une salle menteuse... Bon, tant qu'à être réveillée, il valait mieux se préparer à commencer la journée. Jadwiga, douze ans, se dirigea vers la salle de bain familiale. La porte était verrouillée. Mais qui...

"Qui est là? cria-t-elle.
- C'est moi! répondit une voix féminine, la même qui l'avait réveillé quelques secondes plus tôt.
- Comment t'as fait pour me réveiller ET prendre la place dans la salle de bain Dradliwy?!"

Dradliwy, seize ans, était la sœur aînée de Jadwiga. Elle ouvrit la porte. Alors qu'elle lui passait à côté, ses longs cheveux mauves frappèrent le visage de Jadwiga.

"Oups désolé, je t'avais pas vu, dit-elle en signe d'excuse.
- Foutaises, tu savais que j'étais là, grogna la plus jeune fille.
- D'accord, j'avoue, je savais que tu étais là."

Et elle repartit en secouant la tête, faisant encore passer ses cheveux dans le visage de sa petite sœur. Cette dernière pénétra dans la pièce, ferma la porte, et se mit à se déshabiller. Son pyjama par terre, elle enleva l'élastique qui retenait sa queue-de-cheval. Elle avait de longs cheveux blonds, presque plus longs que ceux de sa sœur. Elle entra dans la douche, et ouvrit le jet d'eau. Ce fût un liquide glacé qui l'accueilli en sortant du pommeau.

"Dradliwy, je te déteste!" cria-t-elle au travers de l'eau.

Elle sortit un savon, et se mit à se laver du mieux qu'elle pût, en grelottant. Lorsqu'elle remarqua que sa peau bleutée devenait presque mauve, elle sortit et s'essuya en vitesse. Sa peau reprit son bleu naturel. Elle peigna ses cheveux, malgré qu'elle n'ait pas eu le temps de se faire un shampoing. Elle soupira en se regardant galérer devant le miroir. Définitivement, elle était bien mieux dans son lit. Elle aimait bien sa sœur, et cet amour était réciproque, mais il y a toujours ce truc, là, qui est chiant dans toutes les familles... ah oui, la rivalité fraternelle. Elle ramassa son soutien-gorge et grimaça. Ce truc, elle avait commencé à le porter très récemment, et elle détestait ça. Primo, c'est l'enfer à installer. Deuzio, c'est insupportable, inconfortable. C'est sa mère, Matka, qui lui avait fait remarquer qu'elle commençait à développer des seins et qu'elle devrait songer à porter une brassière. Pendant un souper. Scène assez gênante, surtout après le commentaire de Dradliwy.

"Tu trouves? avait-elle demandé à sa mère en regardant la poitrine de Jadwiga comme si elle ne voyait rien.

Pas facile d'être la plus jeune. Et d'être si différente. Jadwiga s'habilla et sortit pour rejoindre son père au rez-de-chaussé. Topór, de son prénom, était en train de dévorer un bol de céréale. Correction: il mangeait la boite au complet. Jadwiga s'installa à ses côté et se mit à manger quelques raisins. Son père était incroyablement grand et massif. Il avait des gènes humains, comme 90% de la population, et donc sa peau était beige et ses cheveux étaient bruns et assez courts, hérissés légèrement vers le haut. Jadis, il combattait dans les arènes avec une hache aussi grande que lui. Maintenant, il est politicien de sa ville natale, voisine à celle où ils habitaient. Il était nommé haut-commandeur, très exactement. Son rôle? Pas grand chose pour l'instant. Il était le responsable des armées. Mais puisqu'il ne se passait rien...

"Tu es bien matinale Jadwiga. Tu as bien dormi?

C'était Matka, sa mère.

- J'aurais bien aimé dormir plus longtemps, répondit l'interpellée, mais c'était sans compter Dradliwy...
- On parle de moi?

L'adolescente aux cheveux mauves s'assit juste à côté de sa sœur.

- Tu devrais arrêter de déranger Jadwiga, elle pouvait dormir plus longtemps aujourd'hui, commenta sévèrement Matka.
- Je tiens à faire remarquer qu'on est tombé à court d'eau chaude, souffla Jadwiga.
- Encore?
- Oh maman, il en restait déjà presque plus! se défendit Dradliwy.
- Comme chaque jour!
- Faux, hier l'eau était chaude!
- Sauf que hier, j'était chez mon amie et je me suis lavée là-bas!"

On entendit des pleurs au loin. C'était Niemowlę.

"Vous êtes contentes?! les disputa Matka en se dirigeant vers les pleurs. Vous avez réveillé votre petit frère!"

La mère n'avait pas de gènes humains. Auparavant, elle aussi se battait dans une arène, sauf que elle représentait un autre peuple des cloagins. Elle était plus petite que ses deux propres filles, et avait la peau totalement bleue et des cheveux attachés blancs comme l'ivoire. Elle était immensément forte. Son arme à elle était un marteau, qu'elle appelait Znis. Son défunt père, et le grand-père des deux filles, l'avait forgé spécialement pour elle. Maintenant, on peut dire qu'elle était retraitée, et qu'elle préférait s’occuper de ses filles à la maison (ce qui ne l'empêchait pas de se bagarrer de temps en temps avec son mari ou d'autres anciens guerriers de sa connaissance). Jadwiga tenait sa grandeur et sa teinte de peau de sa mère. Un coup de coude la sortit de ses pensée. Dradliwy lui fit un clin d’œil.

"Dépêche-toi de finir ton petit-déjeuner, dit elle d'un air espiègle. Je veux te montrer un jeu.
- Comment ça s'appelle?
- Les échecs."

Aussitôt qu'elles eurent fini de manger, les deux sœurs se déplacèrent dans le salon, devant une table basse. Dradliwy fit apparaître un plateau de jeu en damier, avec une série de pièces de chaque côté.

"Selon mon prof, ça a été inventé sur la planète Terre dans leur dixième siècle de leur troisième nestruction.
- Celle d'on on s'inspire pour vivre?
- Non, nous on est plus vingt-et-unième siècle. Mais je crois que ce jeu a été joué longtemps aussi, donc c'est assez pré-moderne par rapport à nous.
- Tant mieux."

Elle expliqua les règles à Jadwiga, qui comprit assez rapidement. Dradliwy prit les blancs, et commença. À l'aide de sa pensée, elle avança un pion de deux cases. La plus jeune sœur soupira:

"Je déteste quand tu utilises tes pouvoirs devant moi. J'aimerais tant avoir les tiens.
- Tu es une guerrière toi. T'as pas de pouvoirs, répondit-elle en tirant la langue.
- Bla bla bla. Je veux pas devenir sauvage et bourrin comme maman et papa."

Jadwiga pris l'une de ses pièces, et l'envoya tuer le pion ennemi.

"Eh, mais tu n'as pas le droit! protesta sa sœur. Tu ne peux avancer que d'un pas par tour!
- Pff, c'est stupide de faire des tours dans une bataille. Sinon, ce jeu de guerre n'est pas réaliste."

Dradliwy cligna des paupières. Une pièce en forme de personne encapuchonnée apparue à côté du roi et lui trancha la tête avec une dague. Devant l'air abasourdit de son adversaire, elle sourit:

"Suivant cette logique, mon assassin a tué ton roi. J'ai gagné, et c'est ce qui arrive lorsque tu ne suis pas les règles."

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Petit ami et gros ennuis

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:43

Chapitre 2
Petit ami et gros ennuis


Le dos de la main bleue allait presque toucher la table. Le gros garçon leva deux doigts en signe de victoire. Mal lui en pris. D'un seul coup, Jadwiga retourna complètement leurs deux bras, et ce fût sa main à lui qui entra en contact avec le bras.

"Et encore une de gagnée!"

C'était son neuvième match de bras de fer de la journée. L'adolescente se leva, satisfaite, et craqua ses jointures. Un garçon un peu plus vieux qu'elle vint la rejoindre, tenant dans ses mains une tonne de billets.

"C'est fou comment on se rapporte beaucoup d'argent avec tes victoires! Il existe encore des gens assez stupides pour parier contre toi! s'exclama-t-il.
- C'est peut-être parce que j'ai en moyenne cinq ans plus jeune que mes adversaire, et que ça en fait neuf en ligne que je joue. Je dois avouer avoir mal au bras.
- Tu ne t'entraînes pas aussi. Imagines si tu t’entraînais!
- Ouais ouais, tu sais très bien que je déteste aller au gym...

Elle tourna les yeux vers la pile de billets.

- Et cache ça, Przy. Si un surveillant nous voyait faire des échanges d'argent en pleine pause récréation... On serait dans la grosse merde."

Przyjaciel, Przy pour les intimes, était un jeune homme roux de quatorze ans. Pas trop musclé, assez mince, il était le meilleur ami de Jadwiga. Et même plus.

"Désolé chérie, je ferai plus attention, dit le garçon en l'embrassant sur la bouche.

La jeune fille le repoussa, et regarda de gauche à droite.

- Je t'ai déjà dit de faire attention, l'avertit-elle. Ne m'embrasse pas devant ma sœur, il ne faut absolument pas qu'elle sache qu'on sorte ensemble.
- Je ne vois pas le problème, dit Przyjaciel et haussant les épaules. Elle se moquerait de toi?
- Pire. Elle serait jalouse. Elle n'a pas de petit ami elle.
- Oh."

Ils entendirent des bruits de moteur. Une bande de motards s'approcha de la cours de l'école. Sans le moindre scrupule, ils défoncèrent les vélos des étudiants qui étaient rangés sur le support de métal installé justement pour ça. La majorité étaient habillés de noir. Certains portaient du tissus, d'autres des cottes de mailles. Le plus grand, le plus baraqué, faisant au moins 2 fois la taille de Jadwiga, portait une armure si volumineuse qu'un gant semblait plus lourd que Przyjaciel. Son casque lui cachait le visage. Ils grimpèrent la clôture pour entrer dans la cours, à quelque mètre des deux amis. Ces derniers regardèrent autour d'eux; incroyable qu'aucun surveillant ou professeur ne remarquait cela! Le dernier, le guerrier à l'armure, sauta sans effort par-dessus l'obstacle et atterris dans un grand choc auprès de ses congénères. Décidément, ce mec aimait se la jouer! La bande entoura les deux ados. Celui qui était de toute évidence leur chef s'approcha d'eux.

"Bonjour les jeunes, leur dit-il du plus poliment qu'il put. Je me présente, Wojownik Najlep.
- Je ne vous connais pas, lui fit remarquer Jadwiga.
- Eh bien maintenant si, rigola l'homme. Et moi, je te connais. L'un de mes hommes t'as vu aux bras de fer. Tu es Jadwiga, la fille de Matka et de Topór, deux des plus grands guerriers parmi les cloagins, je me trompe?
- Non, c'est exact.
- Eh bien, Wojownik est aujourd'hui le plus grand guerrier de tout le Ścian!" clama l'un des motards.

Wojownik tourna la tête vers lui, et lui fit bien comprendre d'un seul regard de se la fermer. Le motard baissa la tête.

- Je suis en effet un pur guerrier, continua-t-il. Mais j'aimerais bien un peu de challenge. Loin de moi l'idée d'être paresseux, je veux d'abord savoir si cela vaut la peine que je m'essais sur ta sœur aînée ou sur tes parents.
- Où voulez-vous en venir?
- Je te défie au bras de fer."

Jadwiga ouvrit les grands yeux de surprise. Przyjaciel s'interposa.

"Wowowo! dit-il. Vous ne pouvez pas, c'est totalement injuste. Elle a douze ans, vous en avez manifestement plus de vingt. Un tel match ne peut pas se..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Wojownik, d'une seule main, l’attrapa par la tête et, sans même détourner la tête de l'adolescente, le déposa quelques pas plus loin comme si ce n'était qu'un simple objet.

"Ok, ÇA c'est vexant" commenta le garçon.

Le chef des motards claqua des doigts. L'un de ses sous-fifres s'approcha de Jadwiga, et traça un rectangle devant elle avec ses mains. Une table en bois apparut, avec les accotoirs nécessaires pour l'épreuve. Il fit ensuite apparaître deux chaises, l'une de chaque côté de la table. Wojownik prit place.

"Je t'en pris, assied-toi, lui dit-il.
- Je ne m'assis jamais, je suis trop petite.

Elle monta à deux pieds sur la chaise et se pencha vers l'avant.

- Je suis prête.
- Amusant."

Leurs deux mains se croisèrent. Les doigts de Jadwiga ne dépassaient même pas la paume de son adversaire.

"À vos marques... Prêts... Go!"

Il ne se passa rien. Du moins, à première vue. Aucun des bras ne bougea. Ils étaient de la même force. Puis Wojownik gagna un degré. Puis un autre. Il prit l'avantage. Des veines sortirent des bras de la fille. Elle le sentait, elle allait perdre. Ce n'était qu'une question de temps. Soudainement, elle sentit quelque chose lui traverser le corps. Comme un revigorement soudain. Elle se remit à forcer de toutes ses forces; les bras se replacèrent à la verticale. Puis elle reçut encore cette revitalisation. Sans perdre de temps, elle força encore. Mais elle ne se sentit pas fournir d'effort. Lentement mais sûrement, le bras de Wojownik pliait. Et elle ne ressentait plus rien du tout, malgré qu'elle forçait. C'était comme si... comme si elle forçait en ne forçant pas. C'était étrange comme sensation. Elle continua de toutes ses forces. Lorsque la main du guerrier toucha la table, celle-ci disparut. Un des motards chuchota quelque chose à son oreille. Il explosa de rire, et se tourna vers Przyjaciel.

"Ce n'est pas bien de tricher" lui dit-il d'une voix mesquine.

Puis ils partirent sans demander leur reste, comme ils étaient venus. Aucune trace de leur passage, sauf les bicyclettes complètement écrasées. Jadwiga se tourna vers son petit copain, rouge de colère.

"C'était toi?!
- Jad, je faisais ça pour ton bien, s'expliqua-t-il. Tu l'as quand même vaincu à la loyale, tu sais parfaitement que je ne peux te donner de force. J'enlevais seulement ta douleur.
- Dit plutôt que c'était pour te venger qu'il t'ait traîné comme une poupée de chiffon.
- Oui, un peu, rougit Przyjaciel en souriant.

Remarquant qu'il était à deux doigts de se faire gifler, il regarda sa montre.

- Oh, il est temps pour nous de retourner en classe. On va être en retard."

Et il s'enfuit en courant.

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La prophétie

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:46

Chapitre 3
La prophétie


Jadwiga alla s'asseoir à son bureau dans sa classe d'histoire. Elle n'aimait pas les cours d'histoire. Le professeur était très ennuyant. Heureusement, la matière était en général très facile, et donc elle s'en sortait avec de bonnes notes. Mais aujourd'hui, quelque chose était bizarre. Le cours était commencé depuis plusieurs minutes et aucun signe de l'enseignant. D'habitude, il était toujours là bien avant ses élèves. Jadwiga sourit, et s'installa confortablement, les pieds sur son bureau. Ce cours allait être particulièrement facile s'il n'y avait rien à faire! Un des élèves, le plus rebelle, installé au fond de la classe, la remarqua. Camouflant un sourire, il se pencha vers le sol. Son bras s’aplatit et se mit à ramper au sol comme un serpent jusqu'à la chaise de notre héroïne, qui ne se doutait de rien. Sa main se leva dans les airs et, avec force, il agrippa la couette de la fille et la tira vers le bas. Surprise, Jadwiga manqua de tomber à la renverse, mais se repris rapidement. Elle donna un coup de tête dans le vide vers l'avant. Sa queue-de-cheval se leva vers le haut, propulsant du même coup son camarade de classe qui frappa de plein fouet le plafond avant d'atterrir comme une crêpe sur le plancher. Toute la classe se mit à rire.

"Silence tout le monde, le cours va commencer."

Une femme venait d'entrer dans la pièce. À première vue, elle devait avoir dans la vingtaine d'années. Ses oreilles en pointe trahissaient sa race. Ses vêtements aussi d'ailleurs: elle n'était vêtue que de feuilles habilement reliées par des lianes et des branches. Décidément, certains elfes avaient des modes assez étranges. Et en automne et en hivers, ils font quoi? Ça finit pas par pourrir sur eux ces trucs? Bon, en même temps, c'était moins pire que son voisin de bureau, Nagi. Lui et sa jumelle Goly se promènent à poil chaque jour. Ça doit faire tout drôle de ne pas avoir de pudeur comme eux. Pour leur race, bien que semblable aux humains, c'était porter des vêtements qui était signe d’impunité. Forcer l'un des sexes opposés à imaginer des trucs n'était pas très prisé chez eux. Ça devait être parce qu'ils n'ont jamais eu de problème avec le climat, les vêtements ont toujours été inutiles pour eux. Jadwiga se demanda comment ils pouvaient prendre plaisir s'ils se voyaient nus chaque jour... et effaça au plus vite ces pensées pour se reconcentrer vers la nouvelle arrivante.

Ce n'était pas leur prof habituel. Une remplaçante? Elle le sût bien assez vite:

"Aujourd'hui, je vais remplacer monsieur Nieobecny. Vous pouvez m'appeler madame Cielęc. Avec un ę comme dans Obręcz."

Jadwiga s'assit comme il faut en levant un sourcil. Cette femme allait-elle leur enseigner une matière inutile ou simplement surveiller la classe pendant que les élèves font les stupides travaux que monsieur Nieobecny aurait préparés à l'avance? Là aussi, elle eu la réponse très tôt:

"Puisque je ne suis pas au courant du programme de votre professeur, je vais vous enseigner un autre sujet dans votre matière aujourd'hui."

Oh génial. L'adolescente roula les yeux dans ses orbites. Encore de la théorie qui leur sera inutile dans tous leurs examens à venir. L'enseignante substitut alluma le tableau holographique, et une grille géante bleu lumineux apparut devant la pièce. Elle fit quelques recherches sur son ordinateur et, à l'aide d'une baguette, traça une ligne entre son écran et l'hologramme. Un livre apparu en trois dimensions. Elle appuya un bouton sur sa baguette. Des hologrammes du livre se formèrent sur toutes les tablettes. Puis, les apparitions prirent une consistance solide. Sur la couverture, aucune image, aucun texte. Intriguée, Jadwiga ouvrit à la première page. Son cœur s'arrêta pendant une seconde lorsqu'elle vit le titre: le sceau d'Efforgaletl. Son visage vira au blanc.

"Ouvrez à la page trente-quatre, ordonna calmement l'institutrice. Nous allons étudier en détail la prophétie de l'Efforgaletl, qui se base sur la légende de Glowa. Quelqu'un connait cette dernière?

Un élève leva la main.

- Oui?
- Dans la légende de Glowa, celui-ci fabriqua une sortie hors du Ścian, qui fût scellée. Pour détruire le sceau, il fit fabriquer un marteau spécial appelé le Ziszni...
- Zniszczenie.
- Mais il rata, et le sceau ainsi que presque tous les témoins furent tués dans l'explosion d'un supervolcan.
- C'est exact, confirma la remplaçante. Le marteau fût programmé pour ne répondre aux commandes d'une seule personne, l'Efforgaletl. Parmi les rares témoins survivants, il y avait un prophète nommé Człowiek. C'est lui qui écrivit la suivante prophétie.

De toute évidence, elle ne remarquait pas que Jadwiga tremblait sur sa chaise.

- La prophétie se décrit en une phrase. La voici, suivez avec moi dans le manuel. Des flammes qui l'ont consumé, le marteau renaîtra, et l'Efforgaletl détruira le sceau de la liberté. Évidemment, cette phrase est très métaphorique, mais plusieurs scientifiques ont fait l'analyse de ce vers de multiples façons. L'une des théories stipule que, dans un futur pas si lointain, ou peut-être même présentement, quelqu'un aurait reconstruit Zniszczenie, et que possiblement ce dernier soit le nouvel Efforgaletl. Selon le graphique de la page trente-cinq, on peut remarquer que..."

Une chaise tomba par terre. Jadwiga se leva debout, la main en l'air comme pour demander le droit de parole. Mais sans attendre la permission, elle commença:

"Madame Cielęc, ici c'est un cours d'histoire. Vous ne devriez pas enseigner les prophéties basées sur les légendes. Ce que l'on doit apprendre, c'est notre véritable passé.
- Saches, petite demoiselle, répondit l'interpellée, que l'histoire ne se limite pas au passé. L'histoire, c'est le passé, le présent, ET le futur. Les prophéties sont les seuls documents référencés et approuvés par le gouvernement pour ce genre d'étude. Et aussi, il faut savoir que dans chaque légende il y a vérité, et dans chaque vérité il y a légende. Cette matière est aussi pertinente qu'une autre.
- Le texte est vieux de milliers d'années, et a été écrit par quelqu'un qui n'avait sûrement pas toute sa tête après avoir vu son peuple en entier se faire tuer par le supervolcan, si seulement cette histoire existe. D'ailleurs, il aurait pu écrire n'importe quoi.
- Des scientifiques ont analysé son corps et toutes ses compositions génétiques. Il a été prouvé que ce cloagin possédait bien la capacité de voir l'avenir. Ce qu'il a écrit est à prendre en considération.
- Si vous le permettez, madame, j'ai lu des études concernant les visions du futur, et ceux qui peuvent le faire. Un peu comme le paradoxe du temps z, que vous êtes sûrement au courant, ce qui est vu est la ligne actuelle du temps, en se basant sur le passé et le présent. Le simple fait de voir le futur change ce dernier, et toutes les actions qui découlent de cette vision engendrent la théorie du chaos. Plus la vision est éloignée, plus il y a de chances qu'elle ne se réalise pas. En conséquent, votre prophétie est périmée madame.
- Et si le futur était calculé selon les actions engendrées par la vision? La vision fait parti du présent et du passé.
- Le paradoxe du temps z, madame. Vous devriez lire les travaux du docteur Lekarz, c'est très intéressant.
- Bon, ça suffit.

L'enseignante avait un visage reflétant énormément plus de frustration qu'elle en avait au départ de la conversation.

- Ton impertinence a assez duré, dit-elle. Je te prierais de sortir du cours, tu viendra me voir après les classes. Tu es la deuxième cette année, c'est pas croyable!"

Jadwiga s'exécuta, et se dirigea vers la porte. Juste avant de sortir, elle se tourna vers la professeur, un sourire en coin.

"Et puis, si ce prophète pouvait vraiment voir le futur, il n'aurait pas écrit seulement une phrase vide de sens. Il aurait composé un manuel précis qui aurait évité à toutes les générations futures de se casser la tête à l'analyser dans des cours d'histoire. Quel troll."

Elle claqua la porte derrière elle. Elle n'avait pas l'intention du tout de la revoir. C'était fait, elle n'aimait pas madame Cielęc. Elle sentit des bras la serrer doucement par en-arrière.

"Ne t'inquiète pas mon petit poussin d'amour, c'est toi qui a raison."

C'était Przyjaciel. Ils s’embrassèrent tendrement.

"La prochaine fois, évite le qualificatif poussin. C'est faible un poussin, lui fit remarquer Jadwiga.
- Je suis désolé, Jad chérie, s'excusa l'adolescent. Pourtant, toutes les filles aiment les petits surnoms mignons...
- Tu veux dire que que tu parles comme ça aux autres filles?!
- NONONONONONON, pasdutoutpasdutout! s'exclama-t-il, sentant la proximité de la gifle.
- Tu as tout écouté? demanda-t-elle.
- Euh... Oui. Mon cours a été annulé, et j'ai voulu voir ce que ma blonde faisait dans le sien. Je n'ai pas été déçu.
- Tu sais que je suis obligée de réagir comme ça...
- Oui je sais.
- Oh oh oh!"

Jadwiga reconnut la voix tout de suite; elle appartenait à son éternelle sœur aînée, Dradliwy. Cette dernière se tenait juste derrière eux, accotée au mur.

"Lorsque je vous ai vu, les deux tourtereaux, vous embrasser, alors que j'accompagnais mes amies à la cafétéria, je me suis aussitôt dit que c'était une bonne occasion de m'éclipser pour vous écouter. Alors, comme ça, il est au courant? Tu as bien été expulsée de ton cours d'histoire par madame Cielęc?

Jadwiga soupira.

- Dradliwy, Przyjaciel, Przyjaciel, Dradliwy.
- Enchanté.
- Moi un peu moins, grogna Dradliwy. S'il est au courant de la raison pour laquelle tu t'es fait expulser du cours, exactement comme moi, tu dois le présenter à maman et à papa.
- Mais...
- Il n'y a pas de mais Jadwiga. Si tu ne le présente pas aujourd'hui, je serai forcé de le dire, et tu sais pourquoi. C'est supposé être un secret."

Et elle repartit. Przyjaciel se tourna vers sa petite copine.

"Elle a raison. Ce soir, je t'accompagnerai chez toi. Je veux prouver que je suis digne de confiance.

Il l'embrassa.

- Je te promet que personne ne saura jamais que ta mère est l'Efforgaletl."

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Efforgaletl

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:47

Chapitre 4
Efforgaletl


"Pourquoi habites-tu si loin dans la forêt déjà?
- Mes parents sont plutôt solitaires. Ils n'aiment pas interagir avec les gens.
- On appelle cela être antisocial.
- ... C'est un point de vue.
- Et comment crois-tu qu'ils vont m'accueillir?
- Aucune idée. Ils ne faut juste pas qu'ils soient en train de se disputer, ça pourrait faire très mal s'ils ne sont pas calmes.
- Merci, c'est rassurant."

Le ciel s'assombrissait à mesure que le soir tombait. Jadwiga et Przyjaciel, à dos d'un cheval, suivaient tranquillement la route en direction de la maison de la jeune fille. Ils étaient sortis de la ville depuis plusieurs minutes déjà, et des arbres étaient tout ce qui leur servait de compagnie autour d'eux. Quelques fois, ils rencontraient une bifurcation ou une propriété, mais pas grand chose. Ce fut sans encombres qu'ils arrivèrent devant un bâtiment à l'aspect vingt-et-unième siècle de troisième nestruction de la planète Terre. Ils descendirent de leur monture, et Jadwiga l'attacha sur un arbre avec une corde qui était laissée là spécifiquement pour cela. Ils s'approchèrent de la porte d'entrée. Ils prirent une grande respiration en même temps.

"Bon, quand faut y aller, faut y aller, dit Przyjaciel avec un sourire on ne peut moins assuré.

Sa petite amie ouvrit la porte.

- Papa, maman, j'aimerais vous présenter quelqu'un! cria-t-elle.
- Je suis dans le salon!" entendit-elle sa mère lui crier.

Ils enlevèrent leurs bottes, et se dirigèrent vers l'autre pièce. Matka était assise sur le sofa, allaitait Niemowlę. Le petit frère de Jadwiga, trop occupée à boire, ne réagit même pas à leur entrée. Matka, par contre, tourna la tête en leur direction. Elle toisa l'adolescent, l'observant attentivement de la tête au pied. Ce dernier décida de ne rien dire, il n'avait pas envie de déranger d'une quelque façon que ce soit cette dame. Elle était peut-être presque deux fois plus petite que lui, mais la musculature de ses bras découverts ne mentait pas. Il connaissait le potentiel de sa copine, il préférait ne pas imaginer sa mère, une guerrière connue de tous et qui, contrairement à sa fille, s’entraînait constamment.

"À qui aie-je l'honneur? demanda finalement Matka.
- Maman, je te présente Przyjaciel, mon petit ami.
- Vous sortez ensemble?
- Depuis quelques mois déjà.
- Ah oui? Et c'est du sérieux?

Jadwiga recula la tête, un peu décontenancée par la question.

- Euh... Oui, c'est sérieux... répondit-elle. Ça dépend ce que tu veux dire par sérieux...
- Vous avez déjà fait l'amour?

Le visage de Przyjaciel n'eut jamais tourné au rouge vif aussi rapidement de toute sa vie.

- MAMAN! Ça ne se pose pas comme question voyons! s'exclama Jadwiga, aussi rouge que son copain.
- D'accord d'accord, dit Matka en souriant et en retournant son regard vers son bébé. Alors, pourquoi es-tu venu me le présenter? Ça fait plusieurs mois que tu le gardes secret, ton amoureux. Hmm?
- Eh bien...

La jeune fille hésita quelques secondes.

- Il... il est au courant...
- Au courant de quoi?

Ce fut au tour de l'adolescent de prendre la parole:

- Je sais que vous êtes la véritable Efforgaletl. Et que votre marteau est le vrai Zniszczenie."

Le silence frappa toute la pièce. On n'entendait que le bébé sucer lentement, ne se souciant toujours pas de ce qui se passait autour de lui. Matka soupira. Jadwiga serra les dents, prévoyant le pire. La mère éloigna son fils de sa poitrine, le tendit à sa fille, puis replaça ses vêtements pour cacher son sein. Elle se dirigea lentement en direction de Przyjaciel. Quelques centimètres devant lui, elle leva la tête pour le toiser directement dans les yeux. Elle laissa échapper un rire. Przyjaciel déglutit. La seconde d'après, elle attrapa sa jambe et le propulsa dans les airs. Ce dernier heurta le plafond, qui craqua, puis retomba au sol. Matka lui agrippa les cheveux, et défonça son plancher avec sa tête. Elle approcha par la suite ses lèvres juste à côté de son oreille. Elle se mit à lui chuchoter d'une voix frôlant le démoniaque:

"Si tu fais du mal à ma fille, ou dévoile notre secret, je te traquerai, je te trouverai et t'écraserai la tête entre mes mains. C'est clair?
- Ou... Oui oui...
- Bien.

Elle se releva et se redirigea vers sa fille, toute souriante.

- Je sens que lui et moi allons bien nous entendre" dit-elle en reprenant son fils dans ses bras.

Pendant que Matka berçait Niemowlę, Jadwiga se dirigea vers son petit copain qui se relevait, tout titubant et les cheveux en bataille, sur ses deux pieds. Elle lui demanda:

"Ça va Przy?

Elle n'eut comme réponse qu'un pouce tout frêle dans les airs.

- Je suis bien contente qu'elle soit dans une humeur joyeuse, commenta-t-elle.
- Moi auss... attend, c'est comment quand elle n'est pas joyeuse?!"

Une explosion se fit entendre dans la salle d'à côté. Ça provenait de la cuisine. Matka se tourna vers le bruit et se mit à crier:

"Chéri, ça va?
- Oui oui, ça va bien, répondit la voix assez lointaine de Topór. Par contre, tu savais qu'on pouvait faire des œufs sautés?
- Euh...
- En passant, tu viendras voir la nouvelle déco des murs et des armoires. J'espère que tu aimes le jaune!
- Tu pourrais pas faire plus attention quand tu cuisines?"

Le père entra dans le salon. C'était un grand homme baraqué, si musclé que les courbes de ses bras devaient êtres visibles dans un manteau polar. Il portait un tablier blanc de cuisinier. Enfin, il devait être blanc avant d'être recouvert de jaune d’œufs. Il leva les bras au ciel.

"Est-ce que j'ai l'air d'avoir un doctorat en cuisine? dit-il.
- En ce qui me concerne, je n'ai pas besoin d'un diplôme de chimiste pour faire bouillir de l'eau" fit remarquer la mère.

Pendant que le couple s'entretenait une conversation tout à fait naturelle pour deux mariés, Przyjaciel décida de s'appuyer sur le rebord d'une fenêtre. Il regarda dehors. Au loin, il vit Dradliwy s'approcher en traînant un vélo complètement écrabouillé. De toute évidence, elle n'était pas de bonne humeur.

"Jad, ta sœur n'a pas assez de pouvoir pour réparer un vélo tout écrapouti?

Jadwiga regarda à son tour par la fenêtre.

- Hum, non. Elle n'a le pouvoir que de créer des choses, pas de réparer.
- Elle pourrait créer de l'air pour enlever les parties qui dépassent, et...
- Arrête de dire n'importe quoi, c'est beaucoup plus difficile à faire qu'à dire.

Le jeune homme plissa les yeux.

- Il y a un gars dans la forêt, remarqua-t-il.
- Hein?
- Regarde à côté du pin."

Il y avait effectivement un homme, qui semblait surveiller la maison avec des jumelles. Jadwiga ne l'avait jamais vu avant. Puis, l'homme sembla remarquer que Dradliwy allait passer. Il disparu soudainement de la vue des deux adolescents.

"Un invisible! sursauta la fille. Je croyais qu'il n'y en avait plus dans notre pays. Remarque que c'est peut-être justement parce qu'ils sont invisibles qu'on ne les remarque pas.
- J'ai un mauvais pressentiment... ajouta le garçon. Combien de personnes exactement sont au courant pour le marteau et ta mère?"

Aussitôt qu'il eut dit ces mots, un rayon laser sortit de nulle part dans le ciel et se dirigea à toute vitesse vers Dradliwy. Cette dernière, par réflexe, lâcha sa bicyclette et se jeta sur le côté. Le laser frappa sa cible dans un éclair rouge, éblouissant tout le paysage à plusieurs mètres à la ronde. Un nuage de poussière se souleva et entra par la fenêtre. Matka et Topór se retournèrent d'un coup vers l'explosion.

"Il y a un invisible dehors! hurla Jadwiga. Et un laser venu du ciel a frappé Dradliwy!

Sans perdre une seconde, Matka déposa son fils sur une chaise et ordonna à sa fille:

- Vite, va activer le..."

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'elle sentit une douleur poignante à sa poitrine. À la vue des visages qui se formaient devant elle, elle comprit tout de suite. Elle baissa les yeux.

Une lame lui traversait le corps de part en part.

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Un combat perdu d'avance

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:49

Chapitre 5
Un combat perdu d'avance


Matka parut trembler un moment. Lentement, elle baissa les mains sur la lame de l'épée en sang. Une main de chaque côté. Puis, sans que quiconque le prévoit, elle se tourna brusquement sur le côté. On entendit un corps se fracasser sur le mur quelques mètres plus loin. Toujours avec l'épée plantée dans son thorax, la mère se dirigea vers le mur craquelé.

"Les assassins, de nos jours, ne savent pas trancher la gorge. Dans mon temps, ils étaient beaucoup plus efficaces.
- Ne dit pas ça, lui dit son mari. Je suis du même temps que toi je te rappelle. Ça nous fait paraître vieux."

Elle tâta le corps invisible inerte, trouva la tête, la mis entre ses deux mains, et lui cassa le coup dans un craquement sec. Elle arracha un couteau de la ceinture de l'assassin, qui était redevenu visible, et le lança à bout portant en direction de Przyjaciel. La lame lui frôla l'oreille, et s'arrêta dans le vide quelques centimètres derrière lui. On entendit un cris, et un corps tomba par terre. Elle cracha une boule de sang. Sa blessure était mortelle, et elle souffrait d'une grave hémorragie.

"Matka!" cria Topór en se précipitant vers sa femme.

Jadwiga remarqua un petit point lumineux sur le front de son père. Un sniper! Elle ouvrit la bouche pour l'avertir.

"PAN!"

Topór leva la main et attrapa la balle entre deux doigts. Puis, sans s'arrêter de courir, il relança la balle d'où elle était venue. Un autre corps mort tomba d'un arbre. Il avait presque atteint sa femme lorsqu'une explosion au plafond le propulsa vers l'arrière. Un rayon de lumière illumina la pièce. Comme téléporté, un énorme monstre à deux masses géantes, une dans chaque mains, sortit du rayon. Il poussa un grognement en direction du guerrier, qui fit trembler les murs et le toit, qui possédait maintenant un gigantesque trou. Soudainement, le grognement cessa. La bête gémit, et baissa les yeux; une lame lui traversait le cœur. Sur son dos était accrochée Matka.

"Brochette! cria-t-elle avec fureur.

De toutes les forces qui lui restaient, elle le fit tomber par terre. Topór enleva son tablier.

"Bon, ça suffit" clama-t-il.

Une hache géante se matérialisa dans sa main. Un autre rayon apparut devant lui. Trois espèces de samouraïs armés de katanas lui sautèrent dessus. Mais ils ne devaient sûrement pas s'attendre à être reçus si biens; une lame gigantesque les fendit en deux tous en même temps, au niveau de la taille. Dans une gerbe de sang, la hache accueilli de la même façon les cinq suivants.

"Jadwiga, va actionner le déflecteur d’absorptions subtroniques! Vite!"

Un bras provenant de la cuisine s'allongea pour entourer le cou du guerrier. Celui-ci le trancha sec. Przyjaciel se tourna vers Jadwiga.

"Vas-y! Je vais soigner ta mère!"

Un objet rond entra par la fenêtre, juste entre eux deux. Une grenade! Ils eurent à peine le temps de sauter chacun de leur côté que l'engin explosa. Jadwiga tomba dans un trou créé dans le plancher. Sans perdre un instant, elle se releva, essuya le sang qui coulait sur son front, et se mit à courir en direction du déflecteur. Soudain, elle se sentit stopper. Elle était tirée par une force invisible vers l'arrière. Elle se retourna pour constater qu'un magicien essayait de l’amener à lui. Elle se débattit, mais en vain; la magie était trop forte. Elle sentit une pression invisible autour de son cou. Il l'étranglait par la pensée! Elle vit le mage ricaner, puis, brusquement, un mur de brique se forma autour de lui. Jadwiga sentit la pression partir. Elle pouvait à nouveau respirer. Mais qui pouvait bien... Une voix qu'elle reconnaissait entre mille répondit aussitôt à sa question.

"Va l'activer, vite!" cria sa sœur.

Dradliwy avait été touchée sévèrement. Une partie de son visage avait été arrachée, et son bras gauche semblait totalement carbonisé et hors d'usage. La fille de douze ans hésita mais, sachant pertinemment qu'elle ne pouvait rien faire, elle se remit à courir. Elle ouvrit une porte en vitesse, et atteignit l'interrupteur. Mais, juste avant de pouvoir l'actionner, un rayon téléporteur apparut à l'emplacement même de la machine. Puis, il disparu. À la place se trouvait un homme habillé tout de tissus jaune, escorté par deux gardes armés de lances. Jadwiga hurla de rage et se plaça en position de combat. Une main dans l'une des poches de son tuxedo, il claqua des doigts de l'autre. L'adolescente s'endormit sur le coup, et s'écroula. L'un des gardes la ramassa. L'homme en jaune s'adressa au deuxième garde:

"Nous avons une Efforgaletl. Embarquez-moi le Zniszczenie au plus vite, et tuez tous les autres.
- À vos ordres."

Le rayon téléporteur retomba sur eux. L'instant d'après, ils avaient disparus, devant les yeux ébahis de Dradliwy. Elle vit un autre rayon atterrir plus loin. C'était la salle du marteau. Ils savaient ce qu'ils cherchaient les salauds! Elle monta en vitesse à l'étage au-dessus.

"Papa, ils ont enlevé Jadwiga et le Znis.
- Quoi?!"

Topór tua une poignée d'autres guerriers, puis se dirigea vers l'extérieur à la rencontre de sa fille. Dradliwy, qui s'était pratiquée souvent auparavant, matérialisa un canon plasma dans ses mains.

"Ils doivent sûrement être venus en vaisseau camouflé. Je vais le descendre."

Elle tira. Une boule verte sortit de l'arme, et parcouru plusieurs mètres avant de frapper une surface. L'énergie forma une onde qui se mit à parcourir toute la surface de l'appareil caché. Le père et la fille remarquèrent avec horreur qu'il ne s'agissait pas seulement d'un petit vaisseau, mais plutôt d'un immense engin recouvrant tout le ciel, protégé d'un bouclier. Soudainement, Dradliwy se sentit bouger contre sa volonté. Un magicien était sorti des débris de la maison, et tentait de les contrôler. Son fusil plasma pointa la poitrine de son père, quelques mètres devant. Elle sentit son doigt bouger. Elle résista, résista. Topór non plus ne pouvait pas bouger, mais seulement les pieds. C'était sûrement plus pratique pour le sorcier.

"Ha ha ha, comment ça fait d'être obligé de tuer son propre père?" ricana ce dernier.

Topór chuchota à sa fille:

"À go tu tires. GO!"

Elle tira. Le guerrier leva sa hache. La boule d'énergie verte ricocha, et frappa de plein fouet l'homme qui les tenait sous son contrôle, le tuant sur-le-champ. L'adolescente respira un bon coup lorsque ses membres furent libérés de leur emprise. Mais le calme ne dura pas longtemps. Un gigantesque laser, plus gros que tous ceux qu'ils avaient vus auparavant, traversa l'air au-dessus d'eux, et frappa directement la maison.

"Maman!
- Matka!"

Lorsque la poussière descendit, un spectacle funèbre se dressa devant eux. Plus rien. Rien. Rien du tout. Il ne restait plus rien qu'un gros cratère et un sol calciné. Tout avait été volatilisé. Ils étaient tous morts, disparus. Dradliwy s'écroula au sol en pleurs. Elle n'avait plus la force de se battre. Tout se passa très vite. Son paternel la ramassa sur ses épaules, et ils évitèrent juste à temps un autre laser simple qui allait les frapper à leur position précédente. L'adolescente tomba évanouie sous le poids de l'émotion, dans les bras de son père. En sueur, il courut s'abriter sous le couvert des arbres. Là au moins ils pouvaient se cacher. Mais c'était déjà trop tard. Le mal était fait. Il entendit des moteurs s'éloigner.

Ils, qui qu'ils soient, avaient ce qu'ils voulaient.

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Le père et la fille

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:50

Chapitre 6
Le père et la fille


"Maman! Maman!"

Dradliwy se tortillait dans tous les sens au sol en pleurant. Son père, à l'aide d'un chiffon humide, tentait tant bien que mal de la retenir pour lui soigner ses blessures au visage et au bras. L'adolescente hurla de douleur. C'étaient en grosse majorité des brûlures au troisième degré. Topór tenta de la calmer.

"Ssshh, sshh, c'est fini ma chérie. Arrête de bouger, papa doit laver ces blessures avant qu'elles ne s'infectent.
- Maman... Ma...man..."

Le pouls de la fille se mit à baisser doucement pour redevenir normal. Ses yeux étaient rouges. Son visage était empli de larmes. Elle avala sa salive, puis cracha une boule de sang. En toussant, elle mit par accident une pression sur son bras brûlé et serra les dents de douleur. Son père la replaça délicatement sur le dos comme il faut, avant de continuer à nettoyer ses blessures. Dradliwy le regarda dans les yeux.

"Elle est morte, n'est-ce pas? Elle est vraiment morte?
- Oui."

Elle fondit en larmes à nouveau. Topór poussa un long soupir, et leva ses yeux humides au ciel. Il savait que ce n'étaient pas les blessures physiques qui faisaient le plus mal en ce moment à sa fille. Mais ils ne pouvaient pas rester là. Sa femme était peut-être morte, mais s'il ne faisait rien, c'était sa fille qui allait succomber de ses blessures à son tour. Il fallait agir. Il fallait bouger. Il essuya ses larmes, et se leva. Des coupures jonchaient son corps, et des marques de brûlures marquaient son dos. Mais rien de trop grave, ce n'étaient que des blessures mineures, il avait déjà vécu pire. Il s'adressa à sa fille:

"Tu peux te lever?"

Cette dernière essuya ses yeux, et tenta de bouger, mais ce n'eut comme résultat de la faire souffrir encore plus. Elle bougea négativement la tête.

"Non, je... Je ne crois...pas, bafouilla-t-elle.
- Laisse-moi t'aider."

Le guerrier la prit par le bras encore intacte, se pencha, et leva sa fille le plus doucement possible pour qu'elle se retrouve dans une position verticale. Puis, il se mit à siffler. Quelques secondes plus tard, on entendit un piétinement de sabot. C'était le cheval de Jadwiga qui répondait à l'appel d'un de ses maîtres en galopant. Topór laissa transparaître un petit sourire discret.

"L'avantage du bon vieux cheval sur l'automobile."

Il fit monter Dradliwy devant, et pris place à l'arrière. Prenant bien soin de ne pas trop secouer la blessée, il fit avancer le cheval au petit trot. Ainsi, ils parcoururent plusieurs kilomètres, s'éloignant à chaque pas un peu plus de la zone de la bataille. Après plusieurs heures, l'adolescente, à bout de force, tomba dans les pommes. Pendant toute la nuit, le cheval marcha sans relâche. Lorsque les premières lueurs de l'aube apparurent à l'horizon, ils étaient très loin de la forêt, et encore plus de la ville où ils allaient travailler et étudier. Topór savait où il se dirigeait. Au loin, un mur en ruines fit son apparition. Puis, progressivement, un château complètement détruit se dessina. Il ne leur prit que quelques minutes pour atteindre l'enceinte. Passant sous une arche délabrée, le guerrier dirigea le cheval vers la porte principale détruite elle aussi. Il descendit, et se mit à crier:

"Chloé! C'est Topór! J'ai besoin de ton aide!

Une silhouette féminine dépassa le cadre de porte, regardant à l'extérieur d'un air inquiet.

- Topór? C'est bien toi?"

Elle sortit de l'ombre. À première vue, elle semblait humaine, mais rapidement on pouvait remarquer que ses jambes étaient en fait recouverts de poils et se terminaient par des sabot. Sa poitrine humanoïde était cachée d'un soutien-gorge métallique de couleur rouge, et ses yeux étaient de couleur sang. La faune s'approcha d'eux, toute rayonnante de joie.

"Topór! Ça fait si longtemps! Que je suis contente de te voir! Tu..."

Elle s'interrompit d'un coup en voyant leurs corps esquintés. Son sourire s'escompta d'un coup. Elle mit les mains devant sa bouche.

"Par les étoiles, qu'est-ce qui s'est passé?!"

Elle se mit à courir en leur direction, toute énervée. Elle se pencha sur l'adolescente. Elle respirait à peine.

"Il faut la soigner au plus vite, dit-elle à toute vitesse. Vite, mets-la sur mon dos."

La créature répondant au nom de Chloé ferma les yeux, et son fessier se mit à se transformer. En quelques secondes, un deuxième paire de pattes sortit de son corps. Elle était devenue une centaure. Topór prit sa fille et l'installa sur le dos de cheval. Chloé la transporta à l'intérieur. Ils gravirent quelques escaliers et entrèrent dans une chambre. La centaure déposa l'adolescente sur le lit, fit disparaître sa père de sabots supplémentaire, et courut jusqu’à une armoire, où elle en sortit 2 flacons et un linge. Elle versa quelques gouttes d'un liquide brunâtre dans ses mains, puis étendit la substance sur le parties brûlée de Dradliwy. La surface carbonisée s’enleva, laissant transparaître parfaitement les muscles et les nerfs. Au-dessus de son œil, une partie du cerveau dépassait même, le crâne ayant été brisé. Chloé ouvrit le deuxième flacon; une fumée rose en sortit. Elle souffla pour que la fumée atteigne l'adolescente. Comme par magie, les nerfs commencèrent à se reconnecter, les muscles se reformèrent et les os se reconstruisirent comme il faut. Toujours dans les vapes, Dradliwy eut un soubresaut. D'un mouvement très lent, la guérisseuse approcha ses paumes près des blessures. Dans une lumière verte, une peau se matérialisa pour recouvrir tous les membres.

Laissant échapper une grande expiration, comme si elle avait gardé sa respiration pendant tout ce temps, Chloé se releva et alla ranger ses instruments. Elle se lava les mains à un lavabo à proximité, et se redirigea vers la souffrante. Elle déposa une main sur son front, et se tourna vers son père.

"Tout va bien, le rassura-t-elle. Elle va s'en sortir. En ce moment, elle dort.

Elle fit un léger mouvement vers le guerrier. Une lumière verte le recouvrit, et ses blessures se refermèrent en l'espace d'une seconde.

- Merci infiniment, lui dit-il. Sans toi, je...
- En l'apportant à moi, tu l'as sauvée. Ses blessures étaient beaucoup trop graves pour être guéries par un guérisseur normal. Quelques minutes plus tard et je ne sais même pas si j'aurais pu la soigner.
- Je ne pourrai jamais assez te remercier.
- Mais tu l'as déjà fait en me sauvant la vie il y a vingt-cinq ans de cela."

Elle se tourna vers le lit.

"Mais bon sang, que s'est-il passé?
- Nous avons été attaqués. Jadwiga a été enlevée, et la maison est détruite.
- Et... Et Matka? demanda Chloé, imaginant le pire.

Topór baissa les yeux.

- Elle...ne s'en est pas sortie."

Une larme tomba au sol.

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Captive

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:52

Chapitre 7
Captive


"Aaaaahhhh!!!"

Jadwiga se réveilla en sursaut. Une douleur lui traversa la tête, l'arrêtant brusquement dans son mouvement vers le haut. Mollement, elle se plaça en position assise. Tous ses muscles étaient engourdis, comme si un camion lui avait roulé dessus. Elle tâta le plancher. C'était du métal. Elle cligna des yeux pour mieux distinguer la pièce aux alentours. C'était une salle fermée, cubique, les murs entièrement faits de fer ou un autre matériel du genre. Une lampe électrique au plafond illuminait le tout. Deux gardes se tenaient devant la porte, et la regardaient attentivement. La jeune fille tenta de se lever. La douleur la frappa à nouveau. C'était comme si elle était devenue très faible. Les deux gardes, deux hommes d'air assez sales, ricanèrent.

"Où suis-je? demanda-t-elle.
- Oh, mais elle veut savoir où elle est" dit l'un des hommes.

Ils avaient dans leurs regards une lueur perverse. Celui qui venait de parler s'approcha.

- Si tu veux qu'on te répondes, il va falloir nous faire une faveur, expliqua-t-il.
- Et... qu'est-ce que c'est?
- Premièrement, tu dois te déshabiller."

Des violeurs. Elle le comprit tout de suite. Elle était peut-être jeune, mais pas innocente au point de ne pas reconnaître ce genre de situation. Elle prit quand même la peine de demander:

"Qu'est-ce que vous me voulez au juste?
- On veut juste te donner du plaisir."

Pas dans ses rêves.

- Jamais je me déshabillerai! cria-t-elle en reculant.
- Ah oui?

Il se tourna vers son compère.

- Attrape-la.
- Tu es sûr que la drogue a bien fait son effet?
- Oui oui, tu vois bien qu'elle ne peut presque plus bouger. Allez!"

Le garde l'agrippa les bras, et les tint dans son dos. Jadwiga tenta de se débattre, mais en vain; elle était trop faible, sûrement à cause de cette drogue. Le gros garde empoigna le chandail de la fille, et l'arracha d'un coup sec, laissant dévoiler sa poitrine.

"Hé hé hé, ricana-t-il.

Jadwiga lui cracha au visage, et se mit à se débattre de plus belle.

-Lâche-moi, gros dégueulasse!" s'exclama-t-elle.

Légèrement frustré par la bave lui coulant sur la joue, l'homme enserra la jupe de sa victime. Alors qu'il allait la tirer, ses yeux se fermèrent et il s'écroula par terre dans un bruit métallique. Le garde derrière elle tomba lui aussi, la lâchant sur le coup. Encore effrayée et énervée, Jadwiga rampa le plus vite possible vers l'un des coins de la cellule, le plus loin possible de ses deux agresseurs.

"Je ne savais pas que j'avais engagé des pervers pédophiles violeurs parmi mes homme, dit une voix.

L'adolescente se tourna vers la porte, qui était maintenant ouverte. Une forme toute habillée de jaune entra dans la pièce. C'était celui qu'elle avait vu dans son sous-sol! Mais... Ses souvenirs revinrent d'un coup. L'attaque, les guerriers, sa sœur, le déflecteur d’absorptions subtroniques... L'homme pointa les deux corps par terre et, dans un signe de dégoût, ordonna:

"Qu'on les jette par-dessus bord."

Quatre subordonnés entrèrent, ramassèrent les gardes et sortirent. Leur chef ferma la porte derrière eux. Il ne restait plus que lui et elle.

"Je m'appelle Frank, se présenta-t-il. Et toi?
- Ja... Jadwiga.
- Ils ne t'ont pas trop traumatisée?
- À vrai dire oui.
- Lève-toi. L'effet de la drogue que je t'ai fait administrer pour rayer tes pouvoirs se stabilise avec le temps. Tu peux marcher.

Elle s'exécuta, cachant ses seins nus de ses bras.

- Déplace tes mains s'il te plait" demanda le dénommé Frank.

Jadwiga ne sentait rien de suspect dans sa voix. Elle baissa les bras.

"Ne bouge pas."

Il fit quelques mouvements avec ses mains en direction de la fille. Les morceaux de son chandail en haillons et de sa brassière déchirée se mirent à léviter dans les airs jusqu'à se placer magiquement autour de son torse et de ses épaules. Les déchirures se refermèrent, et bientôt, ses vêtements furent replacés comme neufs. Encore sous le choc, la guerrière déglutit.

"Merci.
- Mais de rien."

Il ouvrit la porte de la cellule.

- Si tu n'avais pas remarqué, tu es ma prisonnière. Tu veux venir visiter?
- Euh... Ok."

Pendant plusieurs minutes, la captive et l'homme en jaune parcoururent de multiples couloirs de métal. Ils passèrent devant des fenêtres. Jadwiga comprit qu'ils était sur une espèce de base volante. Dans d'autres salles, des gens travaillaient sur des ordinateurs. Dans une autre, des machines d'entrainement étaient installées. Ils passèrent même devant la salle de contrôle, avant de s'arrêter dans ce qui semblait être la cafétéria du vaisseau. Elle était vide, sûrement à cause de ses ordres. Ils s'assirent à une table, et mangèrent un petit repas, sans parler beaucoup. Puis, ils reprirent route vers les cellules.

"Tu aimerais sûrement savoir pourquoi nous t'avons enlevé, affirma Frank.
- Exact.
- Eh bien c'est simple. Tu connais la prophétie de l'Efforgaletl?
- Trop, grogna Jadwiga.
- Nous voulons utiliser Zniszczenie pour briser le sceau et activer la machine. En gros, nous voulons effectuer la prophétie.
- Et c'est pour ça que je suis votre prisonnière mais que vous me faites faire une visite guidée de vos appartements et me partagez un repas?
- Non, ça c'était juste parce que je voulais avoir un peu de compagnie, même si c'est une petite fille comme toi. Et c'est ici que tu vas vivre tes prochains jours, il est important de te familiariser avec l'endroit.
- Donc je suis votre invitée?
- Non, pas vraiment, rigola l'homme.

Il replaça son chapeau, jaune encore, bien droit sur sa tête.

- Si vous vouliez utiliser le marteau, il vous aurait fallu ma mère, pas moi, rigola à son tour Jadwiga.
- Encore une fois tu te trompes."

Ils atteignirent la cellule. Frank poussa la jeune fille à l'intérieur.

"Expliquez-moi! quémanda encore cette dernière. Pourquoi moi?
- Ce que je vais te dire est la raison pour laquelle nous t'enfermons. Libérée, tu n'aurais que seul but de me tuer, et tous les autres à bord.
- Je ne comprends pas...
- Matka n'aurait jamais voulu collaborer, même par force ou contrôle de la pensée. Lorsqu'un porteur du marteau meure, ce sont ses descendants qui en gagnent le contrôle.

Une cloche sonna dans l'esprit de Jadwiga.

- Vous n'avez pas...
- Nous avons tué ta mère, continua l'homme comme pour confirmer ses pensées.
- Espèce de monstre!" cria-t-elle.

Elle se précipita sur son interlocuteur. Celui-ci tira une grande révérence, et ferma la porte juste avant que la guerrière ne l'atteigne. Il sourit.

"Tu es maintenant l'Efforgaletl."

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Bliźnię et Bliźniak

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:53

Chapitre 8
Bliźnię et Bliźniak


Przyjaciel ouvrit les yeux. Il éloigna des cheveux blancs de Matka qui lui tombaient sur le visage. Couché sur le dos, il se mit à admirer le ciel. Le soleil était haut dans le ciel bleu, et traversait les nuages jusqu'à ses joues, le gardant au chaud... Il fronça un sourcil. Non, au contraire, il ne sentait aucune chaleur sur sa peau. Il resserra son poing droit. Il tenait quelque chose, comme la poignée d'une arme. Il tourna la tête; c'était une épée en sang! Il sursauta, lâchant cette dernière, et rampa sur le côté. Il accrocha quelque chose. Il sursauta une deuxième fois, se tourna à nouveau; il s'agissait de Matka, qui semblait endormie. Une immense cicatrice lui traversait le torse, et du sang avait séché partout sur son corps. Puis, il se souvint.

Il se souvint de la bataille. La grenade atterrissant entre lui et Jadwiga. Son saut sur le côté qui lui évita de justesse d'être désintégré. Il se souvint d'être couru vers Matka dès qu'il eu pu se relever. Il lui avait enlevé l'épée du corps, et avait commencé à essayer de refermer la blessure... Et plus rien. Le blanc total. Ses derniers souvenirs étaient une immense lumière rouge. Les premières pensées de Przyjaciel furent qu'il était mort. Ce qui expliquerait pourquoi le soleil n'a aucun effet sur lui. L'adolescent regarda sur ce qu'il se tenait; il passa à deux doigts de faire une crise cardiaque.

Ils étaient dans le vide. Ils tenaient sur une espèce de plateforme invisible, qui avait la texture d'un plancher normal, mais qui était complètement transparent. Le sol, plusieurs mètres sous eux, était complètement brûlé dans un immense cratère. C'était sûr, ils étaient morts. Des fantômes peut-êtres, il n'en savait rien. Après tout, il n'était jamais mort auparavant. Il se leva debout, et tenta de garder son équilibre même s'il l'avait déjà complètement. Il n'arrivait pas à gérer facilement le fait qu'il marcha sur quelque chose d'invisible. Peut-être il y avait des trous? Très délicatement, il avança d'un pas. Puis d'un autre. Il fit un petit saut sur place. La plateforme, quelle qu'elle soit, était solide. Un peu plus confiant, il avança de quelques pas un peu plus rapidement. Bien mal lui en prit. Sans signe avant coureur, il heurta un mur, invisible lui aussi. Il tomba sur le derrière.

"Putain! jura-t-il en se tenant le nez. Si je suis mort, je ne devrais pas avoir mal!
- Mais tu n'es pas mort."

Qui avait parlé? On aurait dit 2 voix différentes en même temps. Par réflexe, Przyjaciel se releva d'un bond, et pris une position ratée de karatéka face aux nouveaux venus. Il baissa rapidement sa garde. Il s'agissait de deux garçons, huit ans environ chacun. Des jumeaux de toute évidence. Leurs peaux étaient jaunâtres, leurs oreilles pointues et leurs yeux bridés. Ils pouffèrent de rire en même temps.

"Sans compter le fait que ta position de combat était très médiocre, il n'est pas bien de sous-estimer ses adversaire par leur taille ou leur âge" dirent-ils en cœur.

Leurs sourires disparurent d'un seul coup, leurs visages reprenant le ton neutre qu'ils avaient au départ. Ils firent mine de se tirer des chaises invisibles, et s'assirent devant l'adolescent, un peu pour le narguer.

"Donc, euh, je ne suis pas mort? demanda-t-il.
- Regarde autour de toi."

Le jeune homme regarda autour de lui. Ils se trouvaient au-dessus d'un cratère, mais ce qui se trouvait autour, c'était exactement le paysage autour de la maison de Jadwiga. Les arbres, la route, tout y était. Il se trouvait à l'ancien emplacement du bâtiment. C'est alors qu'il comprit.

"Nous sommes dans la zone alpha? l'interrogea-t-il.
- Bingo. Tu sembles être au courant, commentèrent les deux jumeaux d'une même voix.
- Oui, on en a parlé un peu à l'école, et... bon sang, vous pouvez arrêter de parler en même temps?
- Non."

Przyjaciel se gratta le crâne. Les deux enfants étaient identiques.

"Qui êtes-vous? demanda-t-il.
- Nous nous appelons Bliźnię et Bliźniak. L'un d'entre nous possède le pouvoir de se déplacer dans le monde alpha, l'autre de devenir invisible."

On entendit un faible gémissement. C'était Matka qui se réveillait. Elle regarda un eu autour d'elle, puis se tourna vers l'adolescent.

"Je suis en vie?
- Je suis un guérisseur.
- Ma fille a choisi un guérisseur comme petit copain? Eh ben."

Elle se leva debout, et craqua son dos ainsi que toutes ses autres jointures engourdies. Elle fit quelques tours sur elle même et, presque pas étonnée du tout, fit face aux deux frères.

"Zone alpha? Qu'est-ce qui s'est passé?
- Nous vous avons sauvé la vie, expliquèrent Bliźnię et Bliźniak. Ils voulaient vous tuer en désintégrant votre demeure. Nous vous avons rendus invisibles et vous avons changé de dimension juste à temps. Vous êtes restés endormis toute la nuit.
- Et les autres?
- Votre mari et votre fille aînée ont réussi à s'enfuir. Votre cadette, par contre, s'est fait enlevée. Il en est de même du Zniszczenie.
- Vous semblez être très au courant, remarqua le guérisseur.
- Nous regardions la scène en spectateurs à partir d'ici."

Soudain, les yeux de Matka s'agrandirent. Elle se mit à regarder, affolée, de gauche à droite.

"Où est Niemowlę?! Où est mon bébé?!
- Oh, vous ne devriez pas vous inquiéter pour lui."

Ils pointèrent le ciel. Au-dessus d'eux, un petit bambin se promenait à quatre pattes dans le vide. Matka soupira de soulagement.

"Il a trouvé les escaliers tout seul, et est monté à l'étage supérieur de votre maison, continuèrent-ils. À notre avis, il est destiné à devenir un transcendeur. Il arrive à détecter les murs, les planchers, en gros il a le don.
- Je n'ai jamais compris exactement comment fonctionnait la zone alpha, commenta Przyjaciel. Comment se fait-il que nous flottions?
- La zone se crée selon ce que les visiteurs d'un endroit découvrent à ce moment, expliquèrent les jumeaux. Cela fait plusieurs jours que nous vous observons. Vous vous trouvez en ce moment-même dans la maison avant qu'elle soit détruite.
- Allez, c'est pas tout ça, mais on a du pain sur la planche, dit la mère en poussant les enfants. Allez me chercher mon fils, et on sort d'ici."

Ils s'exécutèrent, montèrent des marches invisibles, prirent le bébé, redescendirent et le tendirent à la mère. Puis, ils ouvrirent un porte dans le vide, et invitèrent l'adolescent et la guerrière à les suivre. Ce qu'ils firent, sans une certaine prudence. Eux ne voyaient pas où ils marchaient. Ils s'éloignèrent, suivant la route jusqu'à atteindre une partie intacte.

"Tenez-vous prêts."

Brusquement, la température changea. Le vent se remit à les frapper. Pas très fort, mais la différence était quand même flagrante.

"Et voilà, nous sommes revenus, dirent Bliźnię et Bliźniak.
- Je dois d'abord retrouver mon mari, annonça Matka.
- Nous ne savons pas où il est parti.

Moment de silence.

- Mais nous savons où votre fille a été emmenée. Votre mari partira très sûrement à sa recherche, il est probable que ce soit votre meilleure chance.
- Ce plan est adopté. Où dois-je aller? demanda encore la mère.
- Vous devriez nous suivre, vous aurez besoin d'alliés. Nous sommes membres d'une faction qui lutte contre la réouverture du sceau. Vous devriez nous suivre.
- Bon, c'est d'accord. Mais attention, pas d'entourloupes hein?"

Ils se mirent en marche, la mère derrière eux. Przyjaciel les regarda s'éloigner. Tout d'abord, il se dit que l'aventure n'était pas pour lui, qu'il avait une famille qui l'attendait à sa maison. Puis, il pensa à Jadwiga. Ils auront sûrement besoin d'aide d'un guérisseur. Il voulait la sauver. Il n'allait pas se dégonfler. Il allait la retrouver, lui prouver qu'il était digne de mériter son amour.

Il courut les rejoindre.

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Armurerie

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:54

Chapitre 9
Armurerie


Topór installa le dernier sac de provisions à côté du cheval. Il ne lui restait plus qu'à les installer tous sur son dos et ils seraient parés à partir. Cela faisait presque une journée complète qu'ils restaient dans la demeure de Chloé, le château en ruines. Ils en avaient profité pour reprendre de leurs forces, pour dormir, pour manger. Le guerrier s'étira, puis se redirigea à l'intérieur. Suivant quelques fils électriques, il atteignit un ascenseur, et entra à l'intérieur. Il pressa sur un bouton, et il se mit à descendre dans un bruit de métal rouillé. Vraiment, cette machine commençait à dater! Il se demanda quel était le poids maximal, peut-être qu'il le dépassait? Il préféra enlever cette pensée de son esprit. La cabine de l'ascenseur atteignit enfin le sol. L'homme pénétra dans une serre géante souterraine, où toutes sortes de plantes étaient cultivées à la lumières de lampes spéciales.

Il tourna la tête de gauche à droite. Où était passée cette faune/centaure? Il parcouru quelques rangées, évita une plante carnivore de justesse, et la vit enfin. Chloé se trouvait avec Dradliwy, et lui montrait quelques unes de ces cultures.

"Et ce légume-là, à la forme étrange, qu'est-ce que c'est? demanda l'adolescente.
- Un concombre, répondit la guérisseuse.
- Ça a une drôle de texture...
- Peut-être, mais je t'assure qu'en bouche c'est très très bon.

La femme remarqua le guerrier qui se dirigeait vers eux.

- Ah, Topór! Tu as monté tous les sacs de provisions que j'ai préparé?
- Ils sont tous installés. Tu n'as jamais songé à déménager? Toutes tes installations menacent de s'écrouler à tout instant.
- Bah. Je n'ai pas peur. Et un château en ruine est la cachette parfaite. Ils ne songeront jamais à venir me chercher ici. Il en va de ma sécurité.
- Bon, ça va, j'ai rien dit. Tu vas bien ma chérie? demanda-t-il à l'intention de sa fille.
- Oui oui, je suis fraîche et dispos, sourit Dradliwy.

Le père se tourna vers Chloé.

- On aurait besoin d'armes. L'armurerie est toujours là?
- Bien sûr. Suivez-moi."

Elle se dirigea vers le fond le l'immense pièce. La suivant, ils entrèrent dans un corridor, qui tourna vers la droite. Quelques mètres plus loin, ils débouchèrent dans une large pièce en demi-sphère. Cinq larges doubles portes étaient placées à intervalles régulières tout autour. Chloé leur fit signe de ne pas bouger, et, plutôt que de se diriger vers les portes, s'approcha d'un mur. Son index devint bleu, et elle traça un symbole sur la brique. Comme si quelqu'un se mettait à la dessiner, une porte supplémentaire fit graduellement son apparition, les lignes se gravant directement dans le mur. Lorsque la nouvelle entrée fût complétée, elle illumina sa main en entier de bleu, et frappa d'un coup sec la roche en criant:

"Annon Edhellen, edro hi ammen!"

Le sol se mit à trembler. Les lignes de la porte de pierres devinrent bleues et, dans un grondement, elle s'ouvrit. Chloé fit signe au père et à la fille de la suivre. La sale était totalement noire. Elle tâta le mur pendant quelques instants, puis activa un interrupteur. Des lampes au plafond suffirent à tout éclairer. Dradliwy ouvrit les yeux ronds de surprise; ce n'était pas seulement une petite pièce avec quelques armes et armures, non, c'était presque plus gigantesque que la serre, et le sol était jonché d'armes de toutes sortes, en passant de la massue au transgureur à protons. Il en avait des montagnes. Un véritable arsenal! Topór, lui, ne semblait pas du tout impressionné.

"Annon Edhellen, edro hi ammen? Mais ça ne veut rien dire, remarqua-t-il. C'est quoi ce mot de passe idiot?
- Je l'ai lu dans un livre que j'ai bien apprécié, expliqua Chloé. Je trouvais ça cool.
- Tu as des haches?

La guérisseuse marcha sur quelques armes de ses sabots, et atteignit une pile de la lame demandée accotée sur un mur.

- Toutes de ton modèle, dit-elle.
- Lance-m'en deux.
- Tu rigoles? Je ne peux même pas les soulever d'un centimètre. Viens les prendre toi-même."

Pendant que le guerrier se frayait un chemin pour atteindre son arme, Chloé se dirigea vers l'adolescente.

- Et toi, tu te bats? Je sais que tu as certains pouvoirs de matérialisation, tu es aussi une guerrière?
- Ma fille peut vaincre des dragons à mains nues, commenta Topór qui avait tout entendu.
- Donc, tu aimes quelle arme?
- Je m’entraîne souvent avec des katanas d'entrainement au gym, répondit Dradliwy.

La femme alla chercher deux belles lames fines et leurs fourreaux.

- Voilà pour toi. Tu les attache à ta ceinture.
- Merci.
- Eh, c'est quoi ce truc?" questionna au loin Topór.

Elles se retournèrent en même temps. Le guerrier tenait sous son épaule deux haches extra lourdes, et dans ses mains, il transportait en même temps difficilement une immense, une gigantesque, une monumentale épée.

"Une spada-miec de géant des collines. Je n'ai jamais pu la déplacer, elle est toujours restée ici.
- Génial! Dradliwy, attrape!"

Il lança l'arme, qui frôla la guérisseuse. Évidemment, l'adolescente l'évita, les mains utilisant déjà les katanas. La spada-miec craqua la pierre à son atterrissage, secouant l'ensemble du contenu de la pièce. Chloé était livide de peur.

"Topór! Ce truc fait DEUX FOIS ta taille! et trois fois la sienne! Elle ne peux pas maîtriser cette arme, c'est fait pour les géants! Elle sera bien meilleure avec ces deux katanas.
- Elle peut garder les katanas. Mais elle portera AUSSI cette spada-machin-truc. N'est-ce pas chérie?

Dradliwy soupira.

- D'accord papa."

Elle rangea ses katanas dans leurs fourreaux, et souleva l'épée. Elle le tint quelques instants à la verticales, puis la lame pencha vers l'arrière et elle tomba sur le dos dans un grand boum.

"Le poids est correct, calcula l'adolescente. Mais j'ai un problème d'équilibre.
- Ne t'inquiète pas, après quelques heures de pratique tu trouveras cela facile. Allez, on y va.

Il ramassa une espèce de pistolet de métal blanc.

"Une hache, une autre de rechange, et un transgureur à protons. Me voilà bien suffisamment armé.
- Je te rappelle que nous nous trouvons sous terre Topór. On ne peut pas remonter la spada-miec, elle est trop grosse."

Sans dire un mot, et sous les yeux consternés de Chloé, le guerrier sortit de la salle, leva son transgureur, et tira au plafond. Un trou parfaitement rond se forma, laissant le soleil entrer. Il fit un bond qui le propulsa plusieurs dizaines de mètres dans les airs et atterrit dans l'herbe. Dradliwy, armée de la spada-miec et de ses katanas, suivit son père dans un bond inhumain. Topór tourna par la suite son regard vers l'intérieur de la cavité, et dit à l'intention de Chloé, un immense sourire sur les lèvres:

"Tadaâââ!

La guérisseuse secoua négativement la tête.

- Famille de fous..."

Elle s'éloigna en direction de son petit ascenseur.

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Un sauvetage très...inattendu

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:55

Chapitre 10
Un sauvetage très...inattendu


"Maître Hastur, venez voir!"

L'homme en jaune souleva un rebord de son chapeau pour voir qui s'adressait à lui. Il s'agissait de son majordome. Il poussa un juron.

"Bon sang Javis, je t'ai dit cent fois de m’appeler Frank. Et de me tutoyer.
- Sauf votre respect, maître est un bien meilleur terme pour décrire quelqu'un comme vous. Vous êtes mon maître après tout, et je suis votre serviteur, donc je me dois de vous vouvoyer par respect.
- ... Ça aussi c'est la centième fois que vous me le dites. Vous ne pourriez pas être comme tous les esclaves du monde, c'est-à-dire attiré par la liberté et emplit de haine envers celui qui les torture?
- Vous ne me torturez pas, maître.
- C'est parce que je ne sais pas comment faire...
- Vous pourriez me menacer.
- Ah ha, bonne idée! s'exclama Frank. Alors, euh... Si tu ne me tutoies pas, je vais... Euh... Je vais...

Il roula sur son lit.

- Putain, tu es déjà un esclave, tu n'as déjà rien, qu'est-ce que je peux t'enlever de plus?
- Si vous me le permettez, maître, la raison de ma présence ici est bien plus important qu'une simple question de vocabulaire.
- Dis toujours.
- On requiert vos ordres à la salle de contrôle. Un dragon s'approche de notre position.
- Un dragon?"

Le maître plaça son chapeau comme il faut, et sortit en vitesse de sa chambre. Il emprunta une petite cabine, et referma la porte derrière lui.

"Poste de commandes" dit-il bien fort.

Une lumière blanche l'enveloppa. Puis, elle disparu aussi vite qu'elle était venue. Il ouvrit la porte, et tout avait changé; il était arrivé au poste de commandes. Il s'assit sur son fauteuil, un fauteuil de capitaine de navire, et fit un signe de la main à l'un de ses subordonnés. Celui-ci réagit au quart de tour:

"Nous avons récemment détecté la venue d'un dragon, alors même que nous finissions de récolter du charconium.
- À quelle distance se trouve-t-il?
- Deux kilomètres monsieur. Il arrivera dans approximativement trente secondes.
- Rapide. Nous n'auront pas le temps de partir.

Il pressa sur un bouton, et se mit à parler dans un micro.

- Salle de contrôle?
- Nous vous recevons monsieur.
- Placez-nous à cinquante mètres d'altitude et activez l'invisibilité. Fermez par la suite les moteurs et mettez en marche les lévitateurs. Si ça se trouve, il passera sans nous remarquer.
- Bien monsieur."

Le vaisseau prit de l'altitude, et s'arrêta à la hauteur demandée. Bientôt, le dragon fût visible à l'horizon. Il semblait ralentir petit peu à petit peu. C'était une grande bête noire, d'une aile à une autre elle devait bien mesurer une quarantaine de mètres. Juste alors où elle allait passer sous le bâtiment volant, elle changea de direction brusquement pour entamer une montée à la verticale.

"Monsieur, le dragon a modifié sa trajectoire.
- Vers où?"

Il eut vite la réponse à sa question; la fenêtre du poste de commande fût bouché pendant quelques secondes pendant que l'animal piquait vers le haut. Passa la tête, le torse, puis la queue. Frank se leva de sa chaise d'un coup.

"Genevièvre! cria-t-il

Il activa à nouveau son micro.

- C'est Genevièvre! hurla-t-il. Branle-bas de combat, tous! Tirez à vue! Abattez-moi cette salope!"

Le dragon, ou plutôt la dragonne, eut le temps de dépasser le vaisseau en hauteur avant que les lasers commencent à fuser. Elle évita quelques tirs, puis un homme sauta de son dos, et se laissa tomber en chute libre jusqu'à atterrir directement sur le toit de l'engin. Sa monture fit quelques ronds comme pour vérifier que tout allait bien et finit par partir, assaillie par des lasers venant de partout. L'homme, habillé en noir, sortit deux grosses lames de ses manches, et se mit à découper les plaques de métal pour se former un trou. Il pénétra ensuite dans le vaisseau.

"Monsieur, Genevièvre est partie" commenta le subordonné à nouveau.
- Je sais, grogna l'homme en jaune. Elle n'était pas une menace pour nos boucliers, ce n'est pas de elle que je m'inquiète.

Il se redirigea vers le téléporteur.

- Toutes les troupes disponibles aux cellules!" ordonna-t-il.

Pendant ce temps, Jadwiga était assise au fond de sa prison. Elle rageait en silence. Cela faisait quelques jours qu'elle ne sortait, ne bougeait pas, seulement pour manger. Elle avait cessé de pleurer après plusieurs heures, et maintenant son seul désir c'était de tuer ce Frank de ses mains. Elle imaginait déjà la meilleure façon de le faire souffrir au maximum... Elle entendit soudainement un bruit sur le mur derrière elle. Elle se leva, et s'éloigna un peu. Des coups furent donnés, n'abîmant aucunement le métal. Puis, la jeune fille distingua une flamme s'immiscer à l'intérieur de la cellule. Un chalumeau! Une minute plus tard, un carré de fer fumant tomba devant ses pieds, et un homme en armure noire pénétra à l'intérieur. Il portait une espèce de scouter gps sur l'oeil gauche.

"Comme on se retrouve, dit-il avec un sourire.
- Wojownik! s'écria Jadwiga.
- Tu te souviens de mon nom? Tu as une belle mémoire petite, remarqua le guerrier. Suis-moi, je suis venu te délivrer. Reste collée à moi, juste derrière, les mages ne pourront pas te toucher."

Elle voulut lui demander pourquoi, mais n'eut pas le temps. Wojownik sortit deux fléaux qui étaient accrochées à sa ceinture, chacun d'eux de taille exagérément grande. Il défonça trois gardes qui approchaient, et se mit à courir dans le corridor, Jadwiga à sa suite. Une porte se dressa devant eux. Pas la peine de ralentir, le colosse la défonça comme un simple bout de carton. Un mage tenta de les stopper. Il échoua lamentablement, se faisant emboutir par quelque chose de bien pire qu'un taureau enragé. Ses sorts n'avaient eu aucun effet. Wojownik et sa protégée débouchèrent ensuite dans une grande salle. Ils s'arrêtèrent. À gauche, des gardes armés de lances se positionnèrent. À droite de même. Ils étaient bloqués, toute retraite était coupée. Jadwiga se mit à stresser un peu. Allaient-ils s'en sortir? Ils pouvaient peut-être défoncer les gardes, mais elle était à bout de force constamment à cause de la drogue...  Un large mur apparut entre eux et les gardes, et se mit à les entourer. Bientôt, ils furent complètement enfermés.

L'un des côtés du mur se déforma, et l'homme en jaune fit son apparition en applaudissant.

"Bravo Wojownik. On m'avait vanté ta bravoure, ton courage, mais je ne savais pas que tu étais assez stupide pour t'introduire dans ma base tout seul et espérer pouvoir en ressortir sans te faire capturer!
- Frankatana... marmonna l'interpellé. Tu n'as pas changé à ce que je vois. Tu t'amuses à capturer des petites filles?
- À quoi tu joues Woj? Tu sais très bien qui elle est. Sinon, tu n'aurais pas fait cet essai ma foi inutile. Comment croyais-tu t'enfuir?
- Tu me déçois Frank, c'est pourtant simple. J'aurais pu sauter par une fenêtre. Ou sinon je peux me téléporter."

Frank se mit à rire.

- Te téléporter? Tout rayon téléporteur est bloqué par mon bouclier.
- Bouclier alimenté par ceci?" rigola Wojownik en sortant une espèce de génératrice de la taille d'un poing de sa poche.

L'homme en jaune ouvrit grand les yeux. Puis, son regard se rembrunit et il grommela.

"Tu gagnes pour cette fois. Mais on se reverra.
- Oh, mais j'y compte bien. Bye bye!" dit le guerrier avec un petit signe de la main.

Frankatana Hastur fit demi-tour, et retraversa son mur. Derrière lui, un rayon de lumière enveloppa les fugitifs. L'instant d'après, il n'y avait plus personne.

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Ce n'est pas fini!

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:56

Chapitre 11
Ce n'est pas fini!


Jadwiga vit une lumière la recouvrir, ses pieds se détachèrent du sol pendant une seconde, puis un choc la fit tomber à genoux. Elle se trouvait sur espèce de plateforme mécanique, et le vent frappait fort dans son visage. Elle plaça ses mains sur le sol pour ne pas perdre l'équilibre; ils étaient sur quelque chose qui volait dans les airs. Elle regarda vers le haut; elle distinguait légèrement les fluctuations du bouclier en panne du vaisseau du dénommé Frank. Ils étaient juste en dessous. Wojownik, de son côté, ne fléchit pas d'un poil. Il appuya sur un bouton juste à côté de son oreille, activant quelque chose sur son scouter.

"Chérie, nous avons réussi. Nous sommes à bord" dit-il dans l'appareil.

L'adolescente vit un mouvement quelques mètre à ses côtés. C'était un bras de dragon! Ils étaient sur le dos d'un dragon géant! La créature appuya sur un engin similaire accroché à son oreille.

"Reçu cinq sur cinq, Woj. Tu as l'Efforgaletl?
- Oui, Genevièvre, elle est avec moi. Dépêche toi de partir d'ici avant que..."

"Zzzaap!"

Un laser frôla son aile droite.

"Accrochez-vous!" cria la dragonne.

Wojownik transporta Jadwiga en vitesse sur une espèce de siège d'avion, et lui attacha sa ceinture. Puis, il s'agrippa sur une poignée. l'instant d'après, Genevièvre entama un tonneau, évitant trois rayons de suite.

"On ne doit pas rester ici! fit remarquer le guerrier.
- Je sais chéri, je sais!" répliqua la dragonne.

Elle tourna encore sur elle-même, évita des tirs mortels, et se mit à s'éloigner de la base volante. Wojownik essuya quelques gouttes de sueur sur son visage, puis sortit une seringue de sa besace. Il fit une piqûre sur l'épaule de Jadwiga.

"Ça devrait annihiler les effets de la drogue que l'on t'a administré, expliqua-t-il.

En effet, la jeune fille se sentait déjà mieux.

- Merci.
- De rien.

Wojownik se leva.

- Allez, maintenant que nous sommes hors de portée de tirs, hâtons-nous de..."

"BIP BIP BIP!"

Son scouter s'alarma. Il se tourna vers le vaisseau. Son visage tourna au blanc. Il se mit à crier comme un demeuré dans l'appareil:

"Genevièvre! Active le bouclier! Maintenant! Active le bou..."

Il ne finit jamais sa phrase. Un immense laser rouge sortit du bord du vaisseau et fonça directement sur eux. L'attaque mortelle heurta un mur invisible, qui explosa, l'onde de choc les frappant de plein fouet. La dragonne fût projetée vers l'avant, perdant tout contrôle. Wojownik perdit pied, et se mit à tomber dans le vide. La gigantesque créature noire, à demi assommée, secoua la tête pour reprendre ses esprits, et fonça en piqué vers le sol. Elle rattrapa Wojownik de justesse dans sa bouche.

"Weuweusement qwe j'wai des wéflexes, commenta-t-elle, la bouche pleine. Qu'west-ce que c'étwait?
- Un canon de transguration protonique.
- Wérasse, ils ont unw cawon de twansuwation pwotoniquwe?
- Arrête de parler quand je suis dans ta bouche, ça tremble de partout et en plus il y a plein de bave!
- C'west ça, dit toujwours qwe je suis unwe baweuse!
- Chérie, on discutera de cela à la maison, ok? Maintenant, laisse-moi sortir. S'il-te-plait."

Genevièvre leva bruquement sa tête dans les airs, et le guerrier sortit de la bouche comme il était venu. Il atterrit dans une culbute juste à côté de Jadwiga, qui ne comprenait plus rien du tout. Wojownik ne put s'empêcher de dire un autre commentaire dans son scouter.

"Et tu devrais songer à te brosser les dents. Tu as une haleine de chèvre.
- Tu as déjà vu de la pâte dentifrice à ma taille?! rouspéta la dragonne, outrée.
- Peut-être que tu devrais chercher?
- Peut-être que j'aurais dû t'avaler?"

Des bruits de moteur se firent entendre au loin. Une dizaine de petits vaisseaux sortirent de la base mère. Et petits était une question de point de vue: chacun avait la taille d'au moins 3 jets, et possédaient deux stations de tirs.

"Des planeurs trolls. Il va y avoir de l'action, commenta le guerrier. Genevièvre, tu as assez d'énergie pour alimenter tes moteurs subliminiques?
- Le bouclier a tout encaissé.

Il sortit le mini générateur de sa besace.

- Bonne chose que j'aie substitué ceci. Combien ça te prendra de temps pour les reconfigurer avec une génératrice de type triple C?
- Un bon cinq minutes je dirais.
- Alors, on va devoir se battre.

Wojownik alluma un ordinateur, et y brancha la génératrice. Puis, il s'assura que ses fléaux étaient bien accrochés au niveau de sa taille, et se mit à courir de l'autre côté de la plateforme de téléportation. D'un bond, il sauta sur une moto noire de type gothique, SA moto, qui était verrouillée sur un mécanisme bien scellé au le dos de la dragonne. Embarqué sur son siège, il fit rugir le moteur. Les premiers planeurs les avaient presque atteints, et se mirent à tirer. Genevièvre n'eut aucune difficulté à les éviter. Wojownik déverrouilla son véhicule, fit quelques ronds sur la plateforme, et pesa à fond sur l'accélérateur, se propulsant en direction de la queue.

"Ennemis à quatorze et neuf heures."

Genevièvre comprit tout de suite, et recourba sa queue d'environ une centaine de degrés vers la gauche. La moto traça une longue courbe avant d'être projetée dans le vide. Wojowink abaissa un levier, et des ailes se déplièrent sur l'engin. Des moteurs supplémentaires s'allumèrent, et il fonça à toute vitesse vers ses ennemis. Il décrocha un fléau, le fit tourbillonner sur sa tête et, dès qu'il passa à côté d'un station de tirs, défonça la cabine, tuant sur le coup le tireurs. Il vira sec dans les airs, et activa à fond son moteur arrière. Le planeur explosa en mille morceaux dans les flammes. Rugissant de joie, le guerrier sortit des grenades d'une autre de ses poches, et les jeta dans le vide. Quatre d'entre elle se collèrent à l'un des vaisseaux, qui subit le même sort que le premier. Des tirs le frôlèrent par en arrière. Il fit une manœuvre d'évasion pour se placer face à ses assaillants. Il allait leur foncer dessus lorsqu'une colonne de flammes désintégra totalement sa cible. Genevièvre ne voulait pas qu'il soit le seul à s'amuser! D'un autre jet, elle failli en détruire une deuxième. Cela ne la découragea pour autant; elle attrapa le véhicule de ses griffes et le déchiqueta de ses dents, comme si elle croquait dans du beurre. Quelques tirs la touchèrent, elle grogna de douleur mais s'empressa de continuer à riposter.

Jadwiga était toujours attachée. Regardant les vaisseaux exploser autour d'elle, elle eut une soudaine envie de participer à la fête avec les autres. Elle arracha sa ceinture, et bondit en direction de l'aile gauche de la monture. Piquant un sprint, elle se donna un élan et, aidée d'un mouvement vertical de l'aile, sauta plusieurs mètres dans les airs. Elle agrippa de justesse l'un des vaisseaux, se hissa au-dessus, et cassa la vitre avant d'un coup de poing. Elle agrippa le pilote et le copilote, et les jeta par-dessus bord. Puis, elle s'installa aux commandes de l'appareil. Elle ne comprenait pas grand chose aux boutons. Elle en essaya un au hasard; l'adolescente entendit des cris, et vit les deux plateformes de tir se détacher de l'appareil. Échappant un petit oups, elle décida plutôt de prendre le volant. Elle dévia complètement de sa trajectoire, et se mit à foncer directement vers un autre ennemi. Juste avant l'impact, elle se jeta par la fenêtre.

"BAOM!"

Le souffle de l'explosion la frôla. C'était une bonne chose de fait, un autre de moins! Mais maintenant, Jadwiga tombait dans le vide. Elle n'avait pas calculé ce petit détail. Une main l'attrapa, interrompant sa chute; c'était Wojownik. Celui-ci, l'installant à l'arrière de sa moto volante, la regarda avec un sourire.

"Alors, on s'amuse?

Il s'adressa ensuite à la dragonne.

- Les moteurs sont prêts?
- Oui, ils viennent tout juste!" répondit Genevièvre en calcinant un autre planeur.

Ils atterrirent sur la plateforme, et Wojownik verrouilla sa moto. Il fit signe à Jadwiga de s'agripper, et cria:

"Maintenant!"

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Dragonne et Dracaenien

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:56

Chapitre 12
Dragonne et Dracaenien


"Jadwiga! Jadwiga, réveille-toi!"

L'adolescente ouvrit les yeux. Au dessus d'elle étaient penchés Wojownik et Genevièvre. Où était-elle? Qu'est-ce qui s'était passé?

"Tu es tombée évanouie lors de l'accélération, répondit le guerrier, comme devinant ses pensées.
- Je t'avais dit qu'elle allait bien, commenta la dragonne. Pas besoin de la tenir dans tes bras."

Jadwiga était en effet au-dessus du sol, dans les bras de Wojownik. Ce dernier la déposa doucement par terre.

"Tu ne m'as jamais porté dans tes bras, moi, continua Genevièvre.
- Tu étais déjà cinq fois plus grande que moi à ta naissance, se plaint Wojownik.
- C'est pas une raison.
- Tu es encore fâchée de mon commentaire de tout à l'heure chérie?
- Oui, dit l'immense créature noire en tournant la tête.
- Je m'excuse. Tu me pardonnes?
- Seulement si tu laves la vaisselle et plies les vêtements pendant une, non deux semaines.
- ... D'accord, grommela le guerrier.
- Je te pardonne, conclut Genevièvre, gros sourire.

Elle se pencha vers Jadwiga, et lui chuchota à l'oreille:

- Les garçons sont si manipulables.
- J'ai entendu! lui cria l'homme, juste quelques pas plus loin.
- Je sais" rigola encore la dragonne.

Wojownik grommela encore un peu, et sauta sur le dos de sa monture, d'un saut d'une dizaine de mètres de haut. Il fit signe à Jadwiga de le suivre. Cette dernière obéit, et, d'un bond, atterrit à ses côtés. Faisant attention de ne pas perdre son équilibre, elle s'assit dans un fauteuil d'avion encore intacte, et attacha sa ceinture. Wojownik marcha un peu le long du cou de la dragonne, et constata les dégâts.

"Ils ne t'ont pas manqué. Tu as une grosse brûlure du côté droit.
- Une simple égratignure. On a des guérisseurs à la base. On y va, va t'attacher."

Le motard s'installa à côté de Jadwiga. Aussitôt, dans un mouvement d'ailes qui souleva une gigantesque bourrasque, Genevièvre prit son envol, et se dirigea à vitesse réduite vers le nord. Wojownik sortit un ordi portable, et tapota quelques trucs que l'adolescente ne put voir. Puis, il le referma en grognant:

"Trop de perturbation, pas de wi-fi...
- Monsieur Wojownik?"

Jadwiga ne savait pas trop comment l'appeler, alors elle avait tenté une approche plus polie. Un sourire se dessina sur les lèvres de son interlocuteur.

"Oui, mademoiselle Wybrany?
- Vous connaissez mon nom de famille?
- Cela t'étonnes?
- Un peu. Mais je dois m'attendre que tout le monde nous connait, du moins, toutes les prochaines personnes que je vais rencontrer...
- En effet.
- Je peux vous poser une question indiscrète? demanda-t-elle.
- Poses toujours, répondit le guerrier. Je me réserve le droit de ne pas y répondre.
- Vous et votre dragonne utilisez un langage très familier l'un envers l'autre. Je me demandais si...
- Genevièvre est ma femme. Nous sommes mariés depuis presque treize ans."

La surprise du jour. Enfin, L'UNE des surprises du jour. Il est vrai qu'elle n'était pas très au courant des pratiques draconiennes... Un humain pouvait marier un dragon? À moins que... Elle en avait légèrement entendu parler à l'école, mais ne savait pas si c'était vrai. Et si...

"Vous êtes un dracaenien?
- Bingo.
- Alors c'est vrai! Les dragons peuvent accoucher d'humains!
- Euh... Pas vraiment.
- Comment ça?
- Ma mère était une dragonne. Mon père un dracaenien.
- Ah?
- Tu n'es pas très familière avec notre culture, remarqua Wojownik. C'est pas grave, je vais t'expliquer: le peuple des dragons ne fait qu'un avec les dracaeniens. Deux dragons de sexes compatibles ne peuvent pas avoir d'enfants. Seul un dracaenien peut avoir un enfant avec une dragonne.
- Et un dragon avec une dracaenienne?
- Non, malheureusement, cela n'a jamais été réussi. Nous utilisons des techniques très avancées de fécondation artificielle, mais elles n'ont jamais été convaincantes avec des femmes humanoïdes.
- Vous avez des enfants?
- Mon mari est trop occupé avec sa gang de motards pour prendre soin d'un enfant, fit remarquer Genevièvre.
- Gna gna gna! tira de la langue Wojownik.
- Vous êtes des cloagins? demanda encore Jadwiga.
- Tout ce qui est vivant est cloagin. Arbres et brins d'herbe compris. Toi, tu as des gènes gnomes de ta mère, vous êtes des cloagins aussi. Les guerres anti-racistes n'ont pas été déclenchées pour rien: nous sommes tous égaux. Bon, il est vrai qu'il faudrait pas considérer les poissons comme des égaux, mais tous les êtres pensants...
- Pourquoi m'avez-vous délivré?"

Wojownik prit une tête pensive. Il devait bien répondre à cette question.

"Tu connais la légende de l'Efforgaletl?
- Oui. Et je sais aussi qu'il s'agit d'une légende.
- À chaque légende ses brins de vérité et ses mensonges. Moi et Genevièvre faisont partie d'un groupe qui veut détruire la machine de Glowa.
- Pourquoi? Si cette machine existe réellement, un, elle est cachée, deux, elle ne peut pas faire de mal à personne.
- C'est là que tu fais erreur. Glowa n'était pas un suppôt de la liberté. La vérité à son sujet est connue que par très peu de cloagins. Glowa était l'un des cloagins les plus intelligents, sinon LE plus intelligent. Il était le seul à posséder ce qu'on appelle la mémoire temporelle. Son cerveau n'est qu'un filtre, sa véritable connaissance est infinie. S'il a pu conceptualiser cette machine, c'est par des générations et des générations qui passaient. Lorsqu'il mourrait de vieillesse, il avait toujours un volontaire pour échanger d'âme avec lui. Oui, il avait le pouvoir d'échanger de place avec les âmes consentantes. Ainsi, il pouvait vivre assez longtemps pour atteindre son but.
- Son but, c'était la liberté, non?
- Non. Ce qu'il voulait vraiment, c'était SA propre liberté. Tu sais ce qui arriverait lorsque la machine serait activée?
- Euh...
- Tu as entendu parler du paradoxe du temps z?
- Oui, j'ai fait des études là-dessus.
- Eh bien, une théorie s'en est découlée, écrite par Glowa en personne, et qui était à l'époque connue que de ses plus fervents suiveurs. Il s'agit de la théorie du Karj-Bartha.
- Le Karj-Bartha? Ça veut dire paradoxe en ancien hravien, je me trompe?
- Il s'agit du paradoxe ultime. Si un jour, si le terme jour peut s'appliquer dans notre situation, quelqu'un venait à passer par la faille en utilisant la machine... Le Ścian cessera d'exister. Ou plutôt, n'aura jamais existé.

Oulah, ça faisait beaucoup à avaler pour Jadwiga. Elle déglutit. Elle n'arrivait pas vraiment à comprendre, mais elle savait que c'était du sérieux.

- Et... et moi?
- Ta mère est morte. Ton petit frère aussi. Et ta sœur a sûrement succombé à ses blessures. Je peux le deviner, parce que sinon Frank ne serait pas si sûr de lui en t'enlevant toi.
- Et seul l'Efforgaletl peut briser le sceau... Vous croyez qu'il l'a trouvé?
- C'est la seule explication possible. Depuis des milliers et des milliers d'années, le sceau avait été introuvable, c'est pour cela que c'est devenu une légende. Une légende qui devient réalité aujourd'hui, avec une Efforgaletl et un Zniszczenie.
- Alors, vous me demandez de...?" questionna la jeune fille, hésitante.

Wojownik poussa un soupir, et leva les yeux au ciel, comme mal à l'aise. C'est Genevièvre qui répondit à sa place:

"De sauver le monde, Jadwiga. Nous te demandons de sauver le monde."

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Sur la route

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:57

Chapitre 13
Sur la route


La lumière du feu de camp brillait faiblement dans la nuit.

Chloé ramassa quelques branches. Loin derrière elle s'étaient installés pour la nuit Topór et Dradliwy. Elle s'était éloignée pour laisser le temps au père et la fille d'avoir certains moments en privé. Maintenant, ils s'étaient sûrement endormis. Elle passa à côté d'un lac. Trois lunes s'y reflétaient comme dans un miroir. Elle jeta un caillou; celui-ci, sans faire le moindre rebond, coula à pic. Décidément, elle n'avait pas la technique. Elle entendit un craquement, et sursauta. Elle regarda autour d'elle. Ça devait être un animal... Ou juste un bruit de la nuit, c'est très fréquent. La guérisseuse frissonna. Il était temps pour elle de retourner se réchauffer un peu. Guidée par la lumière du foyer, elle se m'y à marcher d'un pas rapide.

La chaleur du foyer lui caressa le visage. Ne perdant pas de temps, elle passa à côté de Dradliwy, cette dernière endormie, et installa ses branches dans les braises qui menaçaient de s'éteindre. Puis, elle ramassa son bâton de guérisseuse, et s'assit sur une bûche.

"Je vois que tu chéris toujours autant ton Dlu'aog" dit une voix à quelques centimètres d'elle.

La faune sursauta. Assit à ses côtés, Topór tenait un regard attentif sur sa fille. Il tenait sa hache sur ses genoux et son transgureur dans sa main. Chloé ne l'avait même pas remarqué! Elle répondit:

"Tout bon magicien possède un bâton pour conduire ses pouvoirs. Le Dlu'aog est le seule qui est encore efficace pour une guérisseuse de classe A comme moi.
- Je croyais que le forgeron qui a fabriqué cet artefact voulait que tous soient détruits. Lorsque nous avons terminé la guerre d'insurification il y a vingt-cinq ans, il s'est battu pour que tous les artefacts soient détruits.
- Les artefacts dangereux, comme les dagues de Posąg. Pas les bâtons de guérison.

Elle fit une pause, et continua:

- Et puis, le Zniszczenie est un artefact.
- Il n'est qu'artefact que parce que la légende s'avère véridique. À l'époque, personne ne le savait."

Chloé s'approcha un peu du guerrier. Elle le prit par la main, et lui dit de sa voix la plus douce:

"Tu sembles fatigué. Pourquoi ne vas-tu pas dormir un peu comme ta fille? Demain sera une grosse journée.
- Je monte la garde.
- Ça fait trois jours que tu ne fermes pas l’œil. Je vais monter la garde.
- Non."

Il n'avait pas tourné le regard une seule fois en direction de son interlocutrice. Celle-ci s'approcha encore un peu, jusqu'à être collée à lui.

"Je suis ton amie, Topór. Si quelque chose ne va pas, tu peux me le dire.
- ... Je n'ai pas envie d'en parler.
- Écoute, je peux t'aider. Si tu veux, je...
- Non, tu ne peux rien!

Le guerrier se releva d'un bond, et agrippa Chloé par le cou avant de la soulever du sol.

- Tu ne peux rien pour m'aider! cria-t-il. On m'a enlevé ma femme! On m'a enlevé mon fils! On m'a enlevé ma plus jeune fille! J'ai... J'ai tout perdu!

Des larmes se profilèrent sur ses yeux.

- J'ai perdu les êtres en qui je tenais le plus au monde! Tu ne peux pas comprendre, tu ne peux pas aider!

Coincée dans la poigne de l'homme, Chloé tenta avec difficulté de respirer.

- Topór, tu... Tu me...fais mal..."

Le père ouvrit les yeux de surprise, comme s'il venait de prendre conscience de ce qui se passait, et lâcha son amie, qui atterrit au sol en toussant un peu. Il s'écroula ensuite les fesses sur sa bûche, bouleversé.

"Je suis désolé, je...

Il respira un grand coup, et continua d'un ton de voix beaucoup plus contrôlé:

- Je veille sur la dernière perle qu'il me reste.

Son regard était pointé vers l'adolescente endormie tout près du feu.

- Je n'aurai terminé mon deuil que lorsque toute cette histoire sera terminée. Je vais trouver Jadwiga, et je ferai payer le responsable.

Il leva sa hache, et admira le reflet des flammes danser sur la lame.

- Il va payer très cher, je peux te l'assurer. Il regrettera ce qu'il a fait.

Il se tourna vers Chloé.

- À ce propos, nous sommes bientôt arrivés?"

La guérisseuse lui fit signe de patienter un instant, et se dirigea vers son sac à dos. Elle en sortit un vieux grimoire, d'où plein de pages dépassaient. Elle en tourna quelques unes, et s'arrêta à un bout de papier plus grand que les autres qui dépassait. Elle le sortit, rangea le livre, et se redirigea vers Topór. Elle s'assit et étendit la feuille sur ses genoux. C'était une carte. Elle pointa une forêt.

"Nous nous trouvons au sud de ce lac, j'ai vérifié tout à l'heure. Nous atteindront la base de la montagne de la Góra après à peine deux heures de marche. Ensuite, nous auront à gravir pendant environ cinq heures de ce côté-ci pour atteindre le château du Temporelien.
- Je sais que je me répète, mais je trouve que ce nom est ridicule. Pourquoi on a pas pris un hélicoptère au lieu d'y aller en marchant déjà?
- Un, on ne peut pas y entrer toutes vos armes, deux, il n'y a pas d'héliport à des lieux à la ronde, et trois, on ne doit pas se faire remarquer. Je suis sûre que toi et ta fille êtes toujours en danger.

Elle lui fit un clin d’œil

- Et puis, demain, il y aura de la baston pour toi.
- Ah oui?
- Tu vois ce plateau? dit-elle en pointant un autre endroit sur la carte. Il est fortement occupé par un clan de gardiens. C'est le seul chemin pour monter. Et ils ne laisseront pas aisément le passage.
- Ha ha ha! rigola le guerrier. Ça c'est cool. Je trouvais le voyage monotone. Tu n'aurais peut-être pas dû nous accompagner, tu nous donnes la carte et presto!
- Lol. Je suis sûre que vous aurez besoin de moi."

Topór bailla. Chloé replia la carte, et la rangea dans son sac.

"Va te coucher, conseilla-t-elle. Tu as beau être un guerrier, tu auras sûrement besoin de tes forces lorsque nous combattrons les gardiens. Je vais monter la garde.
- Tu es sûre? Je ne veux pas...
- Topór, je vais te demander de me faire confiance, dit la guérisseuse d'un air sérieux. Je veillerai elle, et je la protégerai au péril de ma vie, comme si c'était ma propre fille.

L'homme soupira, bailla à nouveau, puis se leva.

- Je te fais confiance mon amie. Merci pour tout."

Chloé lui sourit alors qu'il s'étendit sur le sol, s’enveloppa d'une couverture, et ferma les yeux. Puis, elle tourna son regard vers Dradliwy. Elle allait tenir sa promesse. Personne n'allait toucher à un cheveu de cette enfant.

Elle lui devait bien ça.

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La bataille des gardiens

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:58

Chapitre 14
La bataille des gardiens


La base des gardiens, située au pied de la montagne de la Góra, était un endroit fortement fortifié, une espèce de ville abandonnée amméliorée aux nouvelles technologies. L'endroit était gardé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et personne ne passait sans avoir payé une immense somme aux propriétaires.

Mais qu'est-ce qu'un gardien? Un gardien, en général, est un cloagin possédant un ou plusieurs pouvoirs parmi les suivants: la magie de protection, la magie d'invocation, et un talent inné pour le vol, l'assassinat et l'espionnage. Ils se regroupent en clans pour mieux pouvoir organiser leurs petites affaires pas très légales. Ils sont reconnaissables par leurs chapeaux pointus à larges rebords, leur bandeau noir sur les yeux, et leurs robes de magiciens, couplées de ceintures où sont attachés grimoires et livres. Ils aiment beaucoup les couleurs froides, surtout le bleu et le blanc. On les confond souvent avec des guérisseurs, hors, ils sont souvent très nuls en guérison.

Un gardien quelconque descendit des escaliers. Appelons-le Gaëtan. Gaëtan avait monté la garde pendant toute la nuit sur la porte fortifiée principale, et maintenant que le soleil était totalement levé, il était temps pour lui de laisser la place à quelqu'un d'autre. Fatigué, il se mit à traverser la grande cour. Il n'avait pas parcouru la moitié du trajet qu'un choc secoua le sol. Il entendit un cri derrière lui; c'était son ami Wilhelm qui tombait de la tour d'observation. Ce dernier s'écrasa au sol et mourut sur le coup, son chapeau atterrissant quelques secondes après la chute. Gaëtan n'eut pas le temps de réagir q'un autre choc secoua la muraille et les immenses portes de fer. Mais qu'est-ce qui pouvait bien frapper fort à ce point...

"CRAC!"

Une gigantesque épée transperça les battants. C'était une spada-miec, aucun doute possible. Des géants?!

"BAM!"

Un autre coup acheva la barrière, qui s'écroula en morceaux. Un nuage de poussière enveloppa la place. Gaëtan essuya ses yeux,puis regarda ce qui venait de détruire la porte; de la fumée se distingua une silhouette. Une petite silhouette. Pas du tout le géant auquel il s'attendait. Il s'agissait d'une jeune fille, une adolescente. Une adolescente qui tenait une épée de géants! Dradliwy fit tournoyer son arme, et détruisit la structure autour d'elle. Le gardien ne comprenais plus rien. Comment pouvait-elle faire ça?! Des boucliers magiques hautement puissants protégeaient tout le bâtiment! Malheureusement pour lui, il ne sut jamais la réponse à son questionnement: la jeune fille balança à nouveau la spada-miec, mais cette fois-ci directement vers lui. Le pauvre Gaëtan vit au ralenti l'arme s'abattre sur lui.

"Alerte?" bafouilla-t-il d'une petite voix.

Le plat de la lame l'écrasa sur le sol. Dradliwy releva son arme, et jaugea la situation. À sa gauche, une troupe de gardiens s'approchait en courant vers elle. Des deux côtés, des tours à canons la prirent en mire. Un premier canon tira une boule d'énergie. Prenant un élan, l'adolescente tourbillonna son épée et frappa de plein fouet la boule, qui fut aussitôt renvoyée vers son expéditeur. Le canon explosa dans une déflagration d'éclairs. Sans perdre de temps, la guerrière lança la spada-miec très haut dans les airs. Elle dégaina ses katanas et bloqua deux épées la frappant de deux endroits opposés. Les gardiens commençaient leurs invocations! Elle bloqua un tir de flèche, puis évita la lance que l'un d'eux venait de lancer. Habilement, elle coupa la tête d'un, transperça le cœur d'un autre et démembra un troisième. Dune pirouette arrière, elle évita sa propre épée qui se planta dans le sol, tuant par la même occasion deux assaillants malchanceux. Du coin de l’œil, elle vit le deuxième canon tirer. Les gardiens se regroupèrent et formèrent un bouclier au-dessus de leur tête, pour se protéger du projectile. Seule Dradliwy était visée. Rapidement, elle bondit au-dessus du bouclier commun des gardiens, qui craqua sous le coup de ses katanas. Toujours dans le même mouvement, elle sauta vers l'avant, et s’agrippa à la poigne de son épée. Cette dernière plia légèrement, et déplia tel un ressort. Projetée dans les airs, l'adolescente évita de justesse la boule d'énergie, qui brisa de plein fouet le bouclier des gardiens, déjà abîmé. Ceux-ci s'écroulèrent, électrocutés à mort.

La guerrière atterrit sur le canon, y planta ses katanas, les enleva sur le champs, et se mit à courir sur la deuxième muraille. Une seconde plus tard, l'engin explosa derrière elle. Elle se jeta à genoux, glissant sous une lame ennemie, coupa les jambes de son assaillant, puis défonça d'un coup de pied un bouclier qui se présentait devant elle. Telle une athlète professionnelle de football, elle plaqua une femme qui lui bloquait le passage, et évita trois tirs de pistolet en sautant par-dessus le tireur. Elle le décapita en plein vol, et atterrit près d'un levier, qu'elle activa illico. Les portes intérieures se mirent à s'ouvrir lentement. Dradliwy tourna son regard vers la muraille extérieure, celle qu'elle avait préalablement détruite. Elle avait terminé son travail, maintenant elle devait attendre.

Elle n'eut pas à patienter longtemps; des débris surgit un cheval. Sur son dos, Topór brandissait d'un main une hache, de l'autre, le transgureur à protons. Chloé, sous sa forme de centaure, fit irruption à sa suite. Elle tenait le Dlu'aog, dont le cristal qu'il était orné à son extrémité brillait légèrement. Ce qu'elle visait avec sa magie était particulièrement visible; le cheval de son père brillait d'une lueur verte. Évidemment, il lui aurait été impossible autrement de porter le guerrier et ses armes du même coup. Chloé était définitivement très douée. Soudain, Topór arma son pistolet dans la direction de l'adolescente. Celle-ci, surprise, n'eut même pas le temps d'éviter le tir, qui, fort heureusement, termina sa route dans le visage d'un gardien qui tentait de l'assassiner dans son dos. L'assassin se désintégra en quelques centièmes de secondes.

"Surveille tes arrières!" cria le guerrier.

"Poooôôôônn!"

Un cor. C'était l'alarme. Dradliwy tourna son regard vers le centre de la base. Une lumière bleue commençait à s'étendre à partir de la tour principale. Ils activaient leur bouclier magnétique! Un peu plus tôt que prévu, mais quand même au bon moment. S'ils n'avaient pas vu de menace sérieuse en l’adolescente, là, ils se réveillaient. La surface bleutée se mit à tout recouvrir. La jeune fille grinça les dents. Son père n'allait peut-être pas passer à temps. La barrière s'approchait dangereusement du sol... Il n'allait pas le faire! Il n'allait pas assez vite! Elle vit Chloé sortit son grimoire de son sac, et l'ouvrir devant elle. Les pages se mirent à tourner à toute vitesse toutes seules, et s'arrêtèrent à un endroit précis. La guérisseuse y plaça une main, et leva son bâton. Un rayon rose en sortit, et frappa le dessous de la barrière. Cette dernière se mit à ralentir. L'espace vers le sol rapetissait dangereusement. À quelques mètres du mur magnétique, il fit déraper son cheval et se jeta à terre. Il glissa de justesse sous la barrière. Il ne perdit pas de temps, se relevant d'un bond et découpant des gardiens qui avaient fait l'erreur de se rapprocher. Puis il disparut des yeux de sa fille en pénétrant dans un bâtiment, faisant bien attention de détruire complètement le mur de briques par lequel il entrait.

Dradliwy entendit une machine loin derrière elle. Elle se retourna, et bloqua de justesse, de ses katanas, des tirs de mitraillettes. Quelqu'un avait installé une tourelle sur la façade de la montagne! Le même bruit de l'autre côté; elle se tourna et bloqua quelques tirs. Cinq balles touchèrent son flanc droit. Prévoyant une prochaine rafale, elle rengaina ses armes et se laissa tomber en bas du mur. Elle exécuta une pirouette, et atterrit sur le dos de Chloé. Cette dernière soigna en un clin d’œil ses blessures.

"Chloé, vers la spada-miec!" dit la guerrière.

La centaure freina, et fit demi-tour en direction du centre de la place. Puis, elle observa attentivement le bouclier, qui recouvrait maintenant l'entièreté de la ville, et donc infranchissable.

"Dradliwy, lance-moi sur le champs magnétique, ordonna-t-elle.
- Hein?!
- Lance-moi en haut, et rejoins-moi après."

L'adolescente agrippa une main de la guérisseuse, sauta dans l'herbe, et freina d'un coup sec. Chloé vit son corps soulevé dans les airs, et elle reprit sa forme faunique, avec seulement une paire de pattes. Dradliwy fit quelques tours sur elle même pour gagner de la vélocité et lança la magicienne à la vitesse maximale. Celle-ci atterrit sur la sphère bleue sans dommage. Ne perdant pas le moindre instant, la jeune fille arracha son épée du sol, et se dirigea en courant vers l'une des façades de la montagne. Se prenant un élan, elle s'accrocha aux roches, grimpa quelques mètres et se projeta dans les airs. Elle atterrit aux côtés de Chloé.

"Et maintenant? demanda-t-elle.
- Suis-moi. On va creuser un trou" répondit la guérisseuse en faisant un clin d’œil.

Pendant ce temps, Topór se frayait un chemin dans les défenses des gardiens, laissant sur son passage que mort et destruction. Rien ne lui résistait. Pièges, sortilèges, armes invoquées, rien ne pouvait stopper un guerrier de classe A déterminé. Il atteignit finalement la tour principale, tua aisément les deux gardes, et défonça la porte. Il pénétra dans une grande salle, tapissée de richesses partout. Une vingtaine de soldats gardiens invoquèrent des armes, et se placèrent en ligne, pour empêcher le guerrier de passer. Ce dernier se mit à rire.

"Oh, arrêtez d'essayer. Vous ne pouvez rien contre moi, rigola-t-il.

Une voix sortit de derrière le mur humain:

- Qu'est-ce que vous voulez?"

Un gardien, habillé un peu plus richement que les autres, traversa les gardes et se dirigea vers Topór. De toute évidence, il s'agissait de leur chef.

"Nous voulons passer pour aller voir le Temporelien.
- Nous ne vous laisserons pas, déclina catégoriquement le chef. Ici, il faut payer.
- J'ai l'intention de faire du troc.
- Ah oui? Et que proposes-tu?
- Si vous nous laissez passer, nous ne détruirons pas votre base.

Gros silence. Les gardes se jetèrent de brefs coups d’œils, inquiets. Des gouttes de sueur perlaient sur leurs fronts.

- Vous... C'est impossible, dit le gardien, pas très assuré. Notre ville possède la meilleure défense possible, et vous êtes seulement trois. Vous ne pourrez pas agir longtemps. Notre bouclier est indestructible, et tu es coincé ici, sans aide! Je... Comment crois-tu..."

Il y eut un craquement. Le toit céda avec fracas, et la lumière du soleil les éblouit. Une épée de presque six mètre de long se planta dans le plancher. Chloé et Dadliwy atterrirent aux côtés de Topór, qui croisa les bras, un sourire victorieux aux lèvres. Il s'adressa à son interlocuteur, qui avait maintenant le visage vert de peur:

"C'est ma dernière offre. À prendre ou à laisser. Alors?"

.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.

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Retrouvailles

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:59

Chapitre 15
Retrouvailles


"Ha ha ha, tu aurais dû voir sa tête lorsque vous êtes atterries! On aurais dit qu'il venait de rencontrer un revenant!"

Topór ne cessait de rigoler depuis qu'ils avaient passés la base des gardiens, remémorant à chaque instant la magnifique bataille qu'ils avaient livrés. Après de très brèves concertations, les gardiens ont accepté l'offre du guerrier, et les ont laissés passer avec l'entièreté de leur équipement et de leurs provisions. À tout leur avantage. Chloé ne pouvait s'empêcher de sourire face à l'enthousiasme de son ami. Dradliwy, de son côté, traînait son épée derrière elle en montant la route, commençait à s'épuiser un peu. Après tout, cela faisait presque cinq jours qu'ils marchaient sans arrêt. Elle se tourna vers la guérisseuse.

"Madame Akaros?
- Je t'ai déjà dit de m'appeler Chloé.
- Vous n'êtes pas que guérisseuse, pas vrai?

La faune se mit à rire.

- J'ai été pas mal gâtée par le destin, j'ai trois pouvoirs, le maximum qu'un cloagin peut avoir.
- Ah bon? dit l'adolescente, intéressée.
- Je suis une guérisseuse de classe A, gardienne de classe E, et supprimatrice de classe C, continua Chloé.
- Supprimatrice? Qu'est-ce que c'est?

Topór prit la parole:

- C'est une caractéristique magique très très rare qui peut annuler les magies aux alentours, expliqua-t-il. Mais il me semblait que tu n'étais que de classe D.
- J'étais de classe D. Je me suis bien entraînée.
- Alors c'était ça qui a permis d'affaiblir leur bouclier juste assez pour que je le troue... pensa tout haut Dradliwy.
- Exact, confirma la guérisseuse. Mais ce n'était que temporaire, classe C n'est pas vraiment puissant si tu veux mon avis. Mais c'est pratique des fois.
- On peut s'entraîner pour monter de classe? demanda encore la jeune fille.
- Oui, pour la majorité des compétences, à quelques exceptions près seulement. D'habitude, il est possible de monter d'une classe. Comme tu l'as sûrement appris à l'école, plus tu es de haute classe, meilleure tu es dans cette compétence, et tu peux faire plus de trucs reliés. Différence près de la classe A. La classe A est en général inaccessible de façon naturelle, il faut avoir de l'aide d'éléments extérieurs.
- Mais vous êtes une guérisseuse de classe A, vous, non?
- Et je suis la seule de tout le Ścian, je peux te l'assurer.
- Et toi papa? questionna-t-elle en se tournant vers son père.
- Je suis un guerrier de classe A parce que je me suis beaucoup entraîné, affirma ce dernier. Les guerriers sont la seule exception, mais, sans vouloir me vanter, je crois être le seul pur humain à être de la classe ultime. Et il y a peut-être seulement cinq ou six guerriers au total comme moi.
- Moi, mon éducatrice d'éducation physique m'a dit que j'étais de classe B.
- Eh bien, tu dois frôler la classe A, lui avoua son père. La génétique a son mot à dire dans nos pouvoirs. Si tu t’entraînes encore un ou deux ans, tu atteindras le prochain niveau pour sûr. Il te manque encore de l'expérience. Tu dois faire comme moi, combattre toutes sortes de monstres.

Dradliwy baissa la tête, et se dit tout bas à elle-même:

- On se croirait dans un jeu vidéo...
- Qu'est-ce que tu as dit? demanda Chloé.
- Rien rien."

Ils marchèrent encore quelques heures, jusqu'à arriver en vue d'un magnifique palais aux toits ronds finissant en piqués. Comme fabriqué de pierres précieuses, le bâtiment reflétait la lumière du soleil dans leurs yeux à un tel points qu'ils durent mettre leurs mains sur leurs fronts pour se protéger. Ils suivirent un sentier taillé de briques jaunes, inutilement courbé en zigzags, et atteignirent finalement la porte. Une pancarte était placée juste à côté. Topór s'approcha pour lire.

"Vou devrié vairifié vo pauches lé gardiens vou on suremant volé d'ôtres truks xD #noob. Woaow, ce mec fait encore plus d'erreurs que moi, s'étonna le guerrier.

Il se tourna vers sa fille.

- J'espère que tu n'écris pas aussi mal que ça en commentaires sur tes forums.
- Nonnon.
- Tant mieux.
- Le Temporelien n'a pas eu beaucoup d'éducation quand il était plus jeune, précisa Chloé.
- C'EST LE TEMPORELIEN QUI A ÉCRIT ÇA?!" s'écria l'homme.

Sur ces mots, les larges portes s'ouvrirent, sans grand grincement puisque les charnières étaient bien huilées. Un homme, qui ressemblait à un majordome, habillé chiquement d'un béret et de larges vêtements de tissus, sortit de l'enceinte dans leur direction. Topór se pencha vers l'oreille de Chloé.

"Remarque que c'est peut-être pour ça qu'il s'est nommé de façon si ridicule, chuchota-t-il.
- Chut! lui dit la guérisseuse, manquant de pouffer de rire.
- Bonjour chers voyageurs, les accueillit le nouveau venu. Je m'appelle Jack, je suis l'homme à tout faire du Temporelien. Comment puis-je vous aider?
- Nous voudrions nous entretenir avec ton maître seuls à seul, répondit la faune.
- Pourrais-je en savoir la raison?
- C'est privé" tenta d'expliquer le guerrier.

Moins de personnes étaient mis au courant de qui ils étaient, moins ils étaient en danger. Il valait mieux réduire les risques.

- Je suis désolé, personne ne parle au Temporelien avant d'avoir fait passer le message par moi, répliqua le majordome. Ne vous inquiétez pas, j'ai toute sa confiance.

Topór se tourna vers Chloé d'un air interrogatif, puis se retourna vers son interlocuteur, et s'avança vers lui en sortant sa hache.

- Écoutez monsieur, nous n'avons pas le temps de discuter. Nous passerons de force s'il le faut.
- Essayez toujours."

La réponse de l'homme surprit le guerrier. Il se reprit rapidement, et donna un coup de hache en sa direction. L'arme rebondit sur un mur invisible, faisant basculer le grand musclé vers l'arrière. Il donna un coup plus fort, sans succès. Un autre coup de toutes ses forces n'eut comme résultat de le projeter dans les airs quelques mètres en arrière. Il atterrit sur le dos.

"Mais comment... balbutia-t-il.
- Il n'y a qu'une explication possible, se rendit compte Chloé. Devant nous se trouve un gardien de classe A.
- Pfff... C'est pas supposé être rare? se plaignit le guerrier en se relevant.

Le majordome applaudit.

- Intelligente la madame. Vous croyez que mon maître habite ici sans défense? Et vous, monsieur le guerrier, croyez-vous que votre cause est assez secrète pour continuer le combat?
- Et si nous réglions la situation au lieu de tout faire tourner en bagarre?" dirent deux voix derrière eux.

Ils se retournèrent tous en même temps. Sur la route de brique jaune se tenaient deux enfants, deux jumeaux de huit ans, cheveux courts, oreilles pointues et yeux en amande. Ils passèrent à côté de Dradliwy, ignorèrent complètement le bouclier du gardien et s'arrêtèrent à quelques centimètres de ce dernier.

"Il s'agit du guerrier Topór, de sa fille Dradliwy, et de leur compagne de voyage Chloé, la prêtresse des étoiles, dire-t-ils en chœur.
- LA Chloé? s'étonna le dénommé Jack.
- Et moi alors? commenta Topór en fronçant les sourcils.
- Ils veulent retrouver Jadwiga, continuèrent les jumeaux.
- Ah, il fallait le dire plus tôt!

Le majordome arbora son plus grand sourire.

- Vous avez bien fait de venir. Suivez-moi."

Les trois voyageurs s'exécutèrent. Ils traversèrent la cour, et arrivèrent devant d'autres grandes portes, qui menaient vers un couloir immense, assez grand pour Dradliwy d'y entrer son arme de géant. C'était sûrement par eux que ce château avait été fabriqué, ce qui expliquerait sa position toute en hauteur. Juste avant que l'entrée ne se referme, l'adolescente se retourna; les deux petits garçons avaient disparu. Ils marchèrent pendant une bonne minute dans le corridor, et entrèrent dans une pièce.

"Messieurs-dames, je vous présente le Temporelien! annonça solennellement le majordome. Maître, des visiteurs!"

Dans la pièce se tenait une grande table remplie de victuailles. Au fond, un bonhomme assez rond mangeait gloutonnement. Bon, assez rond, c'était faible; il était gros. Lorsqu'il le vit, le majordome se frappa le front, et grinça des dents:

"Daniel, bon sang, pas devant des invités...
- Jack, tu vois bien que je mange non? Hmmm, délicieux cette brochette de porc. J'ai envie d'en remanger encore..."

Juste avant que l'entrée ne se referme, l'adolescente se retourna; les deux petits garçons avaient disparu. Ils marchèrent pendant une bonne minute dans le corridor, et entrèrent dans une pièce.

"Messieurs-dames, je vous présente le Temporelien! annonça solennellement le majordome. Maître, des visiteurs!"

Quelque chose clochait. Dradliwy secoua la tête. Ne venaient-ils pas de... de justement vivre ces mêmes instants? Elle sentait sa mémoire toute chamboulée. Son père et Chloé semblaient hésiter aussi, comme si... Comme si quoi exactement? Jack allait tourner le regard vers son maître qui mangeait au fond, lorsqu'il remarqua les airs désemparés de ses invités. Il se frappa le front, et s'adressa au petit gros:

"Daniel, tu vas arrêter tes délires temporels? Tu as oublié de leur enlever la mémoire.
- Ah zut. Mais pourtant je l'ai enlevé à toi non?
- Oui, mais il m'est aisé de deviner en voyant leurs visages.

L'interpellé avala sa brochette.

- J'avais juste envie de manger une deuxième fois ce met exquis, s'excusa-t-il.
- Ouais, mais c'est pas le moment.
- D'accord d'accord.

Le gourmand se leva, s'essuya la bouche, et s'approcha des visiteurs.

- Je suis le Temporelien, annonça-t-il. Comment puis-je vous aider?
- Je... hum... balbutia le père, encore mélangé. Je m'appelle Topór, et Chloé, ici présente, m'a dit que vous pourriez m'aider à retrouver ma fille qui a été enlevée récemment... Vous êtes au courant des gens qui ont tué ma femme?"

Le Temporelien se mit à rire, d'un rire très bruyant. Il lâcha un petit rôt, et repris son sérieux en s'essuyant la bouche.

"Hi hi hi... Ceux qui ont tué Matka, je sais pas, mais...

Il pointa en direction du corridor derrière eux.

- Tu me remercieras plus tard" conclut-il mystérieusement.

Interloqué, le guerrier se retourna, suivit de Chloé et Dradliwy. Un cercle de lumière se dessina sur le plancher, et un rayon en sortit, les éblouissant. Lorsque la lueur fut tombée, trois petites formes étaient apparues. En premier plan, les deux jumeaux qu'ils avaient vu précédemment. Et derrière... Non, ils ne pouvaient pas se tromper. Sa peau bleue, ses cheveux blancs, ses pupilles dorés... Les yeux de Topór se mouillèrent sous l'émotion.

"Matka..." fut le seul mot qu'il réussit à émettre.

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Et cætera

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 2:59

Épilogue
Et cætera


Il faisait un noir d'encre dans la grotte.

Des stalactites et stalagmites remplissaient le couloir naturel creusé dans la roche. De l'eau gouttait du plafond. Aucun bruit. Tout était silencieux dans cet endroit qui semblait n'avoir ni entrée ni sortie, comme une poche sous la montagne. Puis, dans un craquement, une ombre apparut. C'était une silhouette grande, complètement encapuchonnée de noir. Il dégagea sa longue cape qui traînait au sol d'entre deux roches, et se dirigea vers le fond de la grotte. Il se retourna pour avoir une vue complète de l'ensemble de la pièce. Évidemment, il ne voyait rien dans cette noirceur. Il souleva une lanterne, qu'il alluma. La lumière envahie l'endroit comme un minuscule soleil. L'encapuchonné cligna des yeux pour s'habituer au contraste, et déposa sa lanterne au sol. Puis, il tonna d'une voix forte:

"Réveille-toi, je sais que tu es là!"

Il entendit un bruit. Au plafond, l'un des stalactites se mit à bouger, puis à prendre une forme humanoïde. Bientôt, une créature étrange, recouverte de poils et possédants des membranes sur les bras lui servant d'ailes, se dessina, accrochée à la roche. La chose ouvrit les yeux, des yeux d'un bleu vif. Elle se laissa tomber, se retourna sur elle-même, et atterrit sur deux pattes, comme une humaine ou une elfe normale. La femme dévoila une rangée de crocs très pointues.

"Si tu es venu me voir, c'est que tu dois avoir une bonne raison.
- Oui, bien sûr, confirma l'homme. Mais dit-moi, Ève, la dimension alpha n'a aucun accès à ici?"

La créature se mit à rire.

"Tu as peur des deux jumeaux, c'est ça? ricana-t-elle
- Bliźnię et Bliźniak? Oui. Ces deux fauteurs de trouble pourraient tout découvrir. Malgré leur âge, ils sont machiavéliques et très intelligents. S'ils découvrent mon plan, ils le mettront à l'eau pour sûr.
- Bon bon bon, le rassura celle qui se faisait appeler Ève. Cette pièce peut démasquer quiconque est invisible, dimension alpha ou non. Tu peux me parler sans crainte.

L'homme jeta un regard au tour de lui comme pour s'assurer de ce que lui promettait son interlocutrice, et s'exécuta:

- Les Efforgaletl sont ici.
- Les? Il y en a plusieurs?
- Matka, son fils et l'une de ses filles. Nous croyons qu'ils possèdent tous le don.
- Mmmm, ok, et qu'est-ce que cela a à voir avec moi?
- Je suis venue te demander de les assassiner.

La femme sursauta, puis répliqua:

- Non, désolé, je ne ferai pas une mission suicide contre des guerriers de classe A.
- Ils doivent mourir Ève. Tant qu'il reste des Efforgaletls en vie, le Ścian est en grand danger. Je te demande de les tuer dans leur sommeil.

La créature croisa les bras et secoua la tête négativement.

- Non, non, et non. Je suis peut-être la meilleure assassine sur cette terre, mais je ne me risquerai pas sur Matka et Topór. C'est trop risqué.
- Pas si je te donne ceci."

L'homme sortit un petit fourreau de l'intérieur d'une de ses poches. Il lança l'objet vers la femme, qui l'attrappa en plein vol. Cette dernière en sortit délicatement une arme de la forme d'un poignard, très fine, dont la lame simple brillait dans la lumière. Elle ouvrit la bouche comme si elle ne savait pas quoi dire.

"Si j'étais toi, je ne me couperais pas avec, la conseilla l'homme.
- C'est bien une dague de... balbutia-t-elle.
- Oui.
- Mais comment... Je croyais que la guerre d'insurification les avait tous...
- C'est le cas. Je l'ai fabriquée moi-même, même si je ne suis qu'un forgeron de classe C. Elle est aussi efficace que les autres.
- Demain soir.

Ève se dirigea vers l'un des murs de la caverne.

- Demain soir, il ne restera plus aucune trace d'Efforgaletl dans cette base" conclut-elle.

Son corps fondit dans le mur, et elle disparut, ne laissant aucune trace de sa précédente présence. L'encapuchonné respira un grand coup, comme de soulagement. Il ramassa sa lampe, et l'éteignit. Puis il claqua des doigts; dans un craquement, il s'évapora.

Il faisait un noir d'encre dans la grotte.

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Re: Le sceau d'Efforgaletl

Message par Wobmiar le Sam 21 Déc - 3:01

Questions/commentaires/insultes dans les posts suivants. J'espère que la lecture vous a plu ^^ Restez aux alertes, la deuxième partie va débuter bientôt dans la bibliothèque Wink

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Re: Le sceau d'Efforgaletl

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