La montée du Poing Sanglant

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La montée du Poing Sanglant

Message par leossier le Ven 6 Déc - 2:09

Prologue

Le Poing Sanglant

Le sable poisseux crisse sous mes pieds. Le choc de mes pas se propage dans mes jambes endolories alors que je m'élance vers l'avant. Mon bras se lève sur le côté, préparant ma lame à frapper. J'évite un coup circulaire, pars un autre avec mon serre poignet et frappe. Vite. Précis. Mortel. Mon adversaire s'effondre, la gorge ouverte, tentant vainement de retenir son sang de s'écouler hors de lui pour venir rougir le sable de l'arène.

Avant même qu'il ne se soit effondré au sol, je reçois un coup d'épée de derrière qui vient lacérer mon épaule gauche. La douleur pulse dans ma tête à l'ajout d'une nouvelle blessure. Elle n'est pas très grave, mais la douleur engourdis mes sens un peu plus à chaque fois. Je balais l'air de mon épée et ramasse celle de l'homme que je viens d'abattre avant de reculer un peu. Le soleil tape sur mon dos nu, exposant les blessures que j'ai reçu précédemment. La sueur dégouline sur mon dos, attisant la douleur des plaies.

La foule hurle de joie, ou de colère à la vue de leur favoris mort sur le sol de l'arène, et de l'idée de l'argent qu'ils viennent de perdre à cause de sa mort. Les gradins sont pleins à craquer. Ces hommes viennent ici pour voir du sang, du carnage et de la barbarie. Et ils ont exactement ce qu'ils voulaient voir. Je me suis forgé une réputation, suite à mes nombreuses victoires, dernièrement de plus en plus inégales. La plupart des paris de cette arène sont contre moi, en espérant que ma réputation soit exagérée, qu'aujourd'hui soit le jour de ma défait, où ils remporteraient le plus possible. Plus je me bats, plus ma défaite rapportera gros. Mon nom se propage sur les lèvres des organisateurs des combats, cherchant toujours à faire tomber le Poing Sanglant de son piédestal. D'être celui qui me ferait perdre leur rapporterait gros, en argent et en gloire.

Je ramène mon attention sur mes 3 adversaires restants. Ils hésitent, moins confiants en leur avantage numérique après la mort de leur collègue. Si je reste trop longtemps immobile, ils finiront par se ressaisir et reviendront à l'attaque. Il me reste encore quelques secondes de répit pour récupérer avant de devoir passer à l'action.
Un combat à quatre contre un, mais qu'est-ce qui m'est bien passé par la tête? J'ai beau être le favoris de Convar, je ne suis pas immortel non plus. Enfin, pas dans le sens habituel du terme. Je remonte une mèche de cheveux noirs derrière mon oreille pointue. Les spectateurs aiment bien avoir la preuve que je ne suis pas humains sous les yeux lorsque je combats. Ils trouvent normal que je combattes en grand désavantage pour compenser les "crimes" de ma race.

J'aperçois un des combattants se déplacer lentement sur le côté pour m'encercler. Ils croient que se sera plus facile si je n'ai nulle part ou m'enfuir. J'esquisse un sourire. Ils se trompent. Je laisse reposer mes bras le long de mon corps, me détendant avant de passer à l'attaque. Au moment où il arrive dans mon dos, je m'élance sur l'homme qui me contournait. Il tressaille, surpris par mon initiative. Il tente en vain de me frapper avec sa hache pour m'empêcher de l'approcher, mais je glisse sous sa garde et lui ouvre le ventre, répandant ses tripes sur le sol. Mes deux derniers opposants se réveillent et me fonce dessus, l'un avec son épée, l'autre avec une lance. J'évite le coup d'estoc de la lance et contre par une longue coupure sur son bras, lui faisant échapper son arme. Je n'arrive pas à esquiver complètement l'attaque de l'autre et son épée me lacère la jambe. Je dois en finir. Vite.

Je fonce sur l'épéiste, qui vient de se remettre en garde, et nos lames s'entrechoquent. Après un court échange de coup, je parviens à lui trancher les muscles de la cuisse avec ma deuxième arme, et l'achève rapidement en lui transperçant le cœur. Je me retourne juste à temps pour éviter l'attaque gauche du dernier, qui tient maladroitement sa lance de son autre main. Je la dévie tranquillement et lui lacère la poitrine de l'épaule à la hanche. Il regarde étonnée la longue balafre rouge sur son torse avant de tomber à genoux. Alors qu'il va pour tomber par en avant, je le retiens de tomber en appuyant son épaule sur son genoux. La vie a déjà quitté son visage quand je passe ma main sur son torse rouge de fluide. Je lève mon poing, désormais écarlate de son sang dans les airs, marque de mon nom, en dévisageant les spectateurs. Mes gestes sont mécaniques d'habitude.

La foule éclate, amplifiant le résonnement du à la douleur dans ma tête. Je regarde autour de moi le carnage dont je suis l'auteur, me demandant une énième fois à quoi rime tout ceci. Et pour la énième fois, la réponse vient d'elle-même: pour elle. Alors que l'ardeur du combat quitte mon esprit, mon adrénaline se dissipe, ramenant la douleur comme une réalité frappante, qui vient me cueillir au ventre. Je titube un peu, le corps de ma dernière victime s'écrasant avec un son mat sur le sable. La douleur m'assaillis. Ma conscience vacille. Avoir pensé à elle amène un flot de souvenir. Je ne veux pas les voir, je ne veux pas souffrir encore. Je ne veux pas les revivre, mais je ne lutte pas contre eux non plus. Je n'en ai plus la force. Je vois Malpizon sortir d'un des accès de l'arène et courir vers moi sur le sable. Mes yeux se ferment et tout vire au noir. Je me rappelle.

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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par Natchoum le Ven 6 Déc - 15:48

prologue sympa, mode combats de gladiateur on. c'est un rp sur ton personnage ou une histoire toute autre?
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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par Wobmiar le Ven 6 Déc - 15:50

C'est l'origine de son perso, avant de rencontrer Efforgaletl Wink

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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par Natchoum le Ven 6 Déc - 15:54

ok, moi perso je vais attendre un peut avant de vous inclure dans mes histoires. je suis encore incertain de comment inclure des persos aussi compliqués et dangereux dans une histoire avec des blops qui cherchent toujours la fight sans me faire trop trop trop défoncer xD quand j'aurais une idee je te dirais Very Happy
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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par Wobmiar le Ven 6 Déc - 16:30

Bien que ça peut être pratique et joli, tu n'es pas OBLIGÉ de nous inclure dans tes histoire. À vrai dire, justement, parce que tu es un blop, ça serait très dur scénaristiquement de le faire. Après tout, les blops ne sont pas très reconnus pour leurs qualités sociales (dur dur d'être ami avec quelqu'un qui veut te manger). Je serais prêt à parier que la majorité des humains aiment moins les blops que les elfes (beaucoup d'humains aiment les elfes, ils n'ont pas beaucoup de raisons de ne pas les aimer à vrai dire xD)

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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par Starky le Ven 6 Déc - 17:10

en revanche tu peu mettre d'autre blops ^^

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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par Natchoum le Ven 6 Déc - 17:15

ça c'est déjà prévu star, c'est entre autre pourquoi tu es le seul à apparaitre pour le moment. Je suis assez d'accord wob, mais tu m'as dis que quand il se tramait quelque chose de vraiment gros, Efforgaletlt n'étaient jamais bien loin. Donc au cas où le récit prenne de l'ampleur, ton perso va squatter mon histoire Very Happy ( ouai c'est pas pour tout de suite je sais ^^ )
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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par leossier le Jeu 9 Jan - 21:52

Chapitre 1

Le premier choix

Je suis revenus loin, chez moi, dans mon village. Je me balançais au sommet d'un des grands arbres qui bordaient notre flanc de montagne. Je ne me retiens que par les jambes à une branche, la tête en bas, à observer le soleil se lever à l'horizon. C'était l'un des endroits les plus beaux à ma connaissance, les plus calmes. Je fus tiré de ma contemplation par mon père qui m'appelait de la maison. Notre demeure était en partie creusée à même la roche de la montagne, nous donnant des pièces spacieuses et toujours à des températures agréables, ainsi que de l'intimité, les seules ouvertures étant les entrées et les fenêtres, les premières fermées et les secondes difficilement accessibles. Nos maisons étaient aussi souvent agrandies par des extensions en pierre sur le sol ou en bois reliées à des arbres donnant l'impression que nos demeurent sortaient des montagnes comme des arbres traversant la roche.

C'est de l'un des arbres porteurs principaux, caractérisés par leur solidité et leur hauteur, que je descendis en sautant agilement de branche en branche pour redescendre au niveau de la maison que je partageais avec mes parents une dizaine de mètre plus bas. Je m'approchai de l'une des extensions en bois qui étaient installée tout autour de l'arbre, et qui comportait notre salon et notre salle à manger. Je rentrai par l'une des grandes baies vitrées qui laissaient passer la lumière à l'intérieur, et que j'avais laissé ouverte à mon départ pour revenir rapidement. J'arrivai dans le salon face à ma mère qui avait prévu mon arrivée et m'accueillait avec une tranche de pain beurrée. Son visage est l'un des seuls beau souvenir qui ne m'ont pas encore quittés. Elle avait des traits doux, un nez fin et de vifs yeux verts éclatants. Ses cheveux blonds cascadaient sur ses épaules, sauf une petite tresse qui partait de sa tempe et qu'elle ramenait derrière son oreille. Elle me sourit alors que j'attrapai le pain en lui laissant un baiser sur la joue pour courir à la suite de mon père qui était déjà partis vers la place du village. Notre maison était placée en hauteur, à la fin d'un petit sentier qui la reliait à la place du village, qui était à moitié encastrées dans une grotte et à moitié protégée par le couvert des arbres. Sur la place commençait à s'animer les autres membres du villages, préparant leur matériel pour leur journée de travail. Mon père se dirigeait vers son atelier, et j’accélérai pour le rattraper. Son rôle dans notre village était celui d'ébéniste. C'était un métier difficile, car on trouvait dans nos montagnes des espèces d'arbres très rares aux propriétés diverses, mais très délicates a exploitées. Heureusement, mon père était doué et ses ouvrages étaient à la fois magnifiques et d'une efficacité optimale.

Une fois rentré dans son bureau, il s'assit sur une chaise et me regarda. J'avais atteint mes 30 ans il y avait de cela une semaine, et il était temps pour moi de me trouver un maître afin d'apprendre un moyen de contribuer au village. Il s'agissait de l'une des rares coutumes que nous partagions avec les Elfes des forêts. Dans chaque village, chacun avait un métier qui lui permet d'aider au bien-être du village, et personne ne tenait de comptes. Les chasseurs nourrissaient le village, les architectes concevaient les construction que les maçons et ébénistes construisaient. Chacun aidaient les autres a l'intérieur du village. Mais c'est là que s'arrêtait notre ressemblance, car les Elfes des montagnes ne suivaient pas l'esprit de confiance absolue de nos comparses des forêts. Nous ne croyions pas que, simplement parce qu'ils étaient de la même race, chaque Elfes étaient dignes de confiance. Nous faisions confiances à ceux que nous connaissions, à notre village, mais étions plus méfiant avec les étrangers. Nous n'étions pas hostiles, mais nous n'approuvions pas l'esprit utopique des autres Elfes, ce qui pourrait expliquer qu'ils nous croient indigne de confiance.

Aussi, bien qu'échangent les services entre nous, nous utilisions quand même une monnaie, afin de pouvoir commencer avec nos voisins nains, dont les tunnels rejoignaient parfois nos villages. À ces moments, nous échangions la nourritures, les vêtements et les produit que nous tirions des forêts contre les bijoux et outils qu'ils tiraient de leurs mines, ou encore simplement contre des pièces de cuivre, argent ou or, monnaies utilisée par les hommes du nord avec qui les nains commerçaient aussi. Ainsi, nous étions capable de commercer avec diverses cultures. C'est donc grâce à nos relations dans le village que je comptais aller voir Legolio, un des chasseurs et récolteurs de notre village pour demander à être son apprenti. Ce ne serait qu'une formalité, car lui et mon père étaient amis depuis des lustres et il avait déjà accepté de me prendre sous son aile. Après avoir appris les rudiments avec lui pendant 5 ans, je pourrai ensuite devenir un chasseur pour le village ou encore partir m'établir dans un autre. Cet à cet âge que l'on gagnait notre indépendance dans notre village, et les autres elfes des montagnes suivaient généralement aussi cette coutume. Je me voyais déjà courir dans les forêts des montagnes à la recherche de gibier, libre de faire comme il me plairait.

-Léo!

L'exclamation de mon père me sortis de mes pensées. Avant de pouvoir goûter à cette liberté, il me restait encore des choses à apprendre.

-Essais de rester concentrer, continua-t-il. Nous avons beau s'être déjà entendu avec lui, tu ne dois pas rater ta demande à Legilio. Essais de ne pas faire le pitre pour une fois.

Sur cette recommandation un peu exagérée, il sortis de sa poche un petit disque de bois clair, sur lequel était gravé des signes en couronne sur les bords. D'à peu près la taille de sa main, il n'était épais d'à peine un centimètre. Il s'agissait de mon Mekaille, le signe de mon identité pour les Elfes des montagnes. Il était fait de bois d'Albérier, un arbre qu'on ne trouve presque exclusivement dans nos montagnes, et qui a la particularité d'avoir un poids dépendant de sa chaleur. A une certaine température, il lui est même possible de flotter, car devenant plus léger que l'air. Plusieurs ébénistes de notre village, dont mon père, récoltent ces arbres durant la nuit pour profiter de leur poids plus lourd et éviter les accident possibles. Ils en font ensuite des planches et les chauffent pour les rendre plus légères. Ils les enduisent ensuite d'un enduit très spécial préparé par les alchimistes de nos villages, qui permet d'isoler parfaitement le bois aux changements de températures extérieurs, le rendant presque impossible à brûler et lui permettant de conserver son poids très léger de sa haute température. Ils peuvent ensuite les joindre à des chariots ou d'autres construction pour en diminuer de beaucoup le poids, ou même l'annuler complètement, même si une telle pratique comporte des risques de voir son transport emporté par le vent. Les ébénistes utilisent donc ce bois à la fois résistant et léger pour confectionner les Mékailles, en faisant des artefact résistant à presque tout, et pouvant suivre un elfe durant toute sa vie.

La couleur du bois, un rouge sombre pour nous, représentait le village d'origine et les symbole sur le tour en forme de couronne, alliant de petits dessins d'arbres, de croissants de lune et de divers animaux, représentaient ma famille. Mon père le gardait avec lui depuis ma naissance et durant toute mon enfance. Aujourd'hui, il me le remettait, marquant la fin de mon enfance et mon premier pas vers le monde des adultes. Je ne le garderais pas longtemps, car je devais aller le donner à Legolio, qui le garderait durant toute la durée de mon apprentissage et ajouterait une gravure à l'intérieur du pourtour, représentant ma spécialité, lorsqu'il considérera que je suis près à devenir indépendant. C'est à ce moment qu'il me le redonnera et que je le garderai avec moi. Il ne serait par contre que complété à mon mariage lorsque ma fiancée y écrirait nos noms entrelacés au centre.

Je sortis donc du bureau de mon père et me dirigeai vers l'autre côté du village, où se trouvaient les bâtiments reliés à la récolte, l'agriculture et la chasse. Ceux-ci étaient un placés un peu plus en recul que les autres, car nécessitant plus d'espace, car près du tier du village œuvrait pour nourrir le reste du village, que se soit avec les aliments cultivés, la pêche, la chasse ou la récolte de plantes. Sur la place, les autres membres du villages préparaient leur matériel pour leur journée, aiguisant leurs outils, déballant leurs affaires, installant les aliments sur les présentoirs pour que les autres viennent en prendre. Chacun s'activaient de son côté, comme chaque jour. En me voyant passer, certains s’arrêtèrent pour me regarder traverser la place. Vivant très vieux, les elfes ont peu d'enfants et c'est donc relativement peu souvent que l'on voit l'un deux faire sa demande d'apprentissage. Bien que nerveux, je me dirigeai vers le bâtiment des chasseurs, une grande construction de bois qui montait le long d'un grand tronc, et où étaient rangés tout le matériel de chasse, ainsi que celui de l'entrainement des jeunes. Legolio était déjà accoudé dans le cadre de la porte à m'attendre, m'ayant vu arriver avec mon père quelques minutes plus tôt. Lorsque j'arrivai devant lui, il se redressa et s'avança à ma rencontre, joignant les mains dans son dos. Une fois devant lui, je mis un genoux en terre.

-Moi, commençai-je, Leossier Nemahorr, fils d'Omtemarr Nemahorr et de Ninallia Zhannière, demande solennellement de devenir votre apprenti, afin que vous puissiez me transmettre vos connaissances et votre savoir. Je suivrai vos enseignements, vos instructions et vos commandes, et ce pour les 5 années à venir, afin de devenir un chasseur accomplis et de profiter su village de cette façon.

La formule d'usage terminée, je penchai la tête et levai les mains, dans lesquelles reposaient mon Mekaille. Toujours selon la coutume, Legolio le ramassa de sa main droite et le plaça sur son cœur, et posa sa main gauche sur mes mains.

-Et moi, Legolio Arenal, accepte de te prendre comme apprenti, de te guider et de t'apprendre les rudiments de chasseur. Je te montrerai la voie à suivre, jusqu'à ce que tu deviennes aptes à y avancer seul. Viens, et fait ton premier pas dans le monde des hommes.

Il se retourna et entra dans la bâtisse. Je me relevai et entrai à sa suite, frissonnant d'impatience alors que j'accomplissais mon premier pas vers mon destin.

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Re: La montée du Poing Sanglant

Message par leossier le Mar 24 Juin - 1:59

Chapitre 2

Elena

Les arbres défilaient de chaque côtés de moi. Le vent fouettait mon visage, faisant revoler mes cheveux noirs derrières mes épaules. Je courais dans la forêt, me faufilant entre les arbres et sautant par-dessus les rochers, grisé par l'exaltation de la poursuite. J'entendis un court sifflement, suivit un instant plus tard par un mouvement sur ma droite. Aussitôt, mon corps agit sans y penser, mon bras gauche se leva et ma main droite encocha une flèche sur l'arc, visant dans la direction du mouvement vers la petite tâche bleu. À peine une seconde plus tard, ma flèche filait vers sa cible alors que je repartais déjà  à la course. Quelques minutes de course plus tard, un autre sifflement se fit entendre et je tirai une autre flèche, repartant encore à la course avant même de voir mon tir atteindre son objectif. La course se continua ainsi pendant une bonne demi-heure, et une dizaine de tirs plus tard, j'arrivai dans une petite clairière, où je m'arrêtai finalement de courir.  Un cours d'eau traversais l'ouverture dans la forêt, et je m'y approchait pour boire un peu, faisant peur à un petit groupe de perdrix qui se réfugièrent à l'orée des arbres.

-Ta quatrième flèche étaient un peu décentrée.

Je me tournis vers l'origine de la voix, pour voir Legolio adossé à un arbre en train de manger une pomme. J'essayai l'eau sur mon visage avant de répondre:

-Peut-être, mais vous aviez tiré une deuxième flèche pour faire tomber une branche dans la trajectoire de la cible. Si j'avais fait un tir parfait j'aurais été en retard pour la cible suivante.

Il sourit et ramassa son sac en s'avançant vers moi.

-Il fallait bien que j'augmente un peu là difficulté pour compenser le temps perdu par ton retard.

Je me repenchai pour remplir ma gourde et lui répondit d'un grommèlement.

-Au fait, Lily n'a pas eu trop de mal à te retrouver?
-Disons que l'on s'est croisé, répondis-je après un moment, et qu'elle a mis en pratique sa nouvelle passion pour la foresterie...

Legolio me regarda, surpris, avant de rire.

-On dirait que vous ne cesserez jamais de vous enquiquiner tout le deux! Il n'y a pas moyen que vous vous croisiez sans faire un commentaire, même si c'est souvent ma fille qui finit avec le dernier mot.

Je soupirai et il sourit encore plus. Il pris une autre bouché de son fruit et pointa vers le carquois  dans mon dos:

-Combien de flèches te reste-t-il?
-Six, répondai-je sans même regarder, car un bon chasseur doit toujours savoir combien de flèches il lui reste.

Mon maître jeta le trognon de sa pomme dans le bois avant d'en sortir six autres de son sac. Il les souleva au niveau de son torse:

-Six flèches, six pommes. Ça te fera un petit entraînement de cibles mouvantes pour gagner ton dîner.
-Juste des pommes comme repas? Demandai-je, peu enthousiasmé à l'idée d'un repas assez peu copieux après l'entraînement de ce matin.

Legolio me sourit et répondit en haussant les épaules:

-Tu manges ce que tu touches. Et fais attention à ne rater aucune pomme.

Il s'avança vers  le centre de la clairière et je le suivis. Il se retourna et écarta les bras en me demandant si j'étais prêt. Je m'arrêtai à une dizaine de mètres de lui, ancrai mes pieds au sol et encoché une flèches. Le silence se fit dans mon esprit, je n'entendais plus que le bruit de l'eau, le sifflement du vent dans les arbres et le gloussement des perdrix au bords des arbres. Je compris, et je souris en disant à Legolio que j'étais prêt. Il lança la première pomme dans les airs et avant même qu'elle n'ait atteint le sommet de sa trajectoire, ma flèche la transperça. Un instant après un autre fruit partait dans les airs, suivit d'un autre et je tirai une flèche après une autre, atteignant à chaque fois ma cible. Le quatrième projectile suivit le même sort et j'encochai mon avant-dernière flèche. Comme je m'en doutais, mon maître lança les deux dernières pommes en même temps. Je visai et suivis leur trajectoire. Elles montaient. Elle ralentirent, et commencèrent à retomber, et je continuais de les viser. Lorsqu'elles furent à près de 4 mètres du sol je lâchait finalement ma flèche, et sans perdre de temps je me tournai rapidement sur moi-même et tirai rapidement mon dernier projectile. Je relâchai la tension dans mes épaules en reprenant mon souffle.

-Pas mal, pas mal, fit Legolio derrière moi.

Il avait ramassé mes cinq flèches et les rapportaient. Sur l'une d'elle, deux pommes étaient embrochées l'une derrières l'autres. Je partis rapidement vers l'orée de la forêt pour ramasser la perdrix que j'avais tiré avec mon dernier tir. Tu mange ce que tu touche. Une façon camouflée de me demander de faire plus que ce qu'on me demandait, comme d'habitude. Je rapportai la volaille au centre de la clairière ou Legolio avait déposé ses affaires et ramassé du petit bois.

-Fais un feu et prépare ta touche, je vais ramasser les flèches de l'entraînement et je reviens te donner un coup de main pour finir ce beau repas, dit-il en s'éloignant, son éternel sourire au coin des lèvres.

__________________

Cela faisait maintenant deux ans que j'apprenais au côtés de Legolio. Les entraînements avaient commencé sur les connaissances de base des chasseurs, sur toutes les races animales qui vivaient dans nos montagnes, sur les plantes comestibles ou médicinales que l'on pouvait trouver, comment les reconnaître et les cueillir. Puis vinrent les entraînements physiques. Le tir à l'arc bien entendu, mais aussi celui du couteau et l'utilisation de la machette en cas de problèmes. Il m'apprit à me déplacer en forêt, sans faire de bruits et le plus efficacement possible, que se soit sur le sol ou dans les hauteurs des arbres. Je découvris les rudiments de la traque et de l'identification des pistes, même si certaines m'étaient encore inconnues, j'excellais à découvrir et suivre les traces. Il me restais encore beaucoup à apprendre, sur les secrets de la forêts et des montagnes, et des diverses créatures qui l'occupait.

Malgré le fait que je n'avais pas encore terminé la moitié de mon apprentissage, je me rendais compte que je dépassais les attente de mon maître, à la façon qu'il souriait devant mes résultats à ces entraînements. Lorsque j'avais participé à un entraînement de tir en commun avec quelques autres apprentis chasseurs qui étudiaient depuis 3 à 4 ans, je m'étais rendu compte que j'étais très près de leur niveau. L'une de mes forces sur laquelle Legolio mettais beaucoup l'accent dans mes entraînements était mes sens et mon esprit. Il disait que j'arrivais à percevoir et analyser ce qui m'entourait de façon exceptionnelle, et se faisait un point d'honneur à les pousser à leur maximum, par des entraînements de plus en plus demandant. Mais si mes capacités physiques étaient impressionnantes, mes capacités de mémorisation étaient un peu décevantes.

Un chasseur se devait de connaître par cœur toutes les espèces autant animales que végétales et pour ces dernières, leurs propriétés. Beaucoup de botanistes de fiaient sur les chasseur pour récolter des plantes rares ou spéciales lorsqu'ils en trouvent, il fallait donc bien les connaître. Ce qui n'étais pas mon cas. J'avais beau reconnaître des plantes à leur propriétés utiles comme des antidouleurs ou plantes cicatrisantes, je n'arrivais simplement pas à retenir celles qui n'avaient aucuns intérêt pratique pour moi. Chose qui décourageais fortement Legolio. Alors que la plupart des apprentis retenaient presque l'ensemble des plantes dans leur première année, je n'en connaissait même pas la moitié après deux.

Mais ces détails ne m'inquiétaient pas alors que je me déplaçais d'arbres en arbres, plusieurs mètres au-dessus du sol, car je vivais une vie qui me comblait. Les entraînements, les essais de chasse, les exercices physiques, tout cela me permettait de me dépasser et de me sentir vivant. J'avais l'impression que ma vie ne pouvait être plus agréable. Ce n'était pas le cas, je le savais bien, mais c'est l'impression de plénitude que me donnait ce train de vie,

C'était avec cette idée en tête que j'arrivai à proximité de ma demeure. Je grimpai le long de l'arbre porteur sur lequel reposait la structure de ma chambre. Je rentrai par l'ouverture que j'avais laissé dans un des murs pour accéder facilement aux arbres, déposait mon arc et mon carquois à côté de mon lit et ramassai un long bâton de bois que je travaillais depuis quelques jours. Je ressortis de ma chambre et descendis jusqu'à une branche au feuillage épais qui me servais de matelas au-dessus de l'entrée de notre demeure, sortis mon couteau et repris le travail de gravure.

Je travaillais sur une partie difficile d'une tête de loup quand j'entendis le bruit de chevaux et d'un chariot. Les visiteurs étaient assez rare dans le villages des montagnes, hormis les marchands qui venaient offrir des produits plus difficiles à ce procurer. Par contre, ceux-ci ce dirigeaient en général vers le centre du marché pour y installer leurs étals, hors le chariot que j'avais entendu se dirigeais vers notre maison. Suivant la petite route qui y montait. Une fois rapproché je pu mieux le distinguer. Il s'agissait en effet d'un de ces chariot recouverts d'une grande toile pour conserver les produits et les passagers à l'abri des intempéries durant les trajets. Sur la banquette du conducteur, un couple d'origine elfique discutait en pointant notre maison. L'homme avait des cheveux brun mi-long accouplés à une courte barbe de menton de la même couleur. La femme avait des cheveux blonds coupés aux épaules qui faisaient ressortir son regard sérieux du même bleu que son compagnon. Je déduisis qu'ils devaient être à peu près de l'âge de mes parents, quelque part dans leur 9ème cycle. Les deux portaient des tenues de cuir, faites confortables pour les longs voyages. Alors qu'ils arrivaient près de notre maison, j'entendis la porte de celle-ci s'ouvrir et je vis mon père sortir en ouvrant les bras:

-Al! Ça fait une éternité qu'on ne t'as pas vu ici! Qu'est-ce que tu deviens?
-Tem! Content de te revoir! Ça fait un moment que je voulais repasser te voir.

Le dénommé Al descendis de son banc tout sourire et vint donner l'accolade à mon père. J'en déduisis qu'il s'agissait d'un vieil amis à lui, sûrement un marchand vu son grand chariot. Plusieurs marchand se fournissaient à notre village en bois traités pour aller les revendre dans les villes elfiques des forêts. Je retournai donc à mon travail de sculpture en écoutant distraitement la conversation derrière moi.

-Ça doit faire quoi, quarante ans que tu es pas repassé? continua mon père, qu'est-ce qui t'as retenu?
-J'ai été coincé un moment dans un village côtier un peu plus au Nord, mais celui-ci à été assiégé par des pirates humains. J'ai dû y rester un moment, mais la source de mon retard est une personne que j'y ai rencontré.

J'entendis le bois du chariot grincer un peu, la dame descendant sûrement.

-Je te présente mon épouse, Varianne. Elle était soldat dans le village. Les soldat elfiques se sont rares, mais les brigands et pirates tentent souvent d'envahir l'on village alors il y a toujours quelques soldats entraînés. On s'est marié peu après la fin du siège et elle a accepté de partir avec moi trois ans plus tard après avoir terminé de former son apprentis. On poursuivait la route par l'Ouest quand un autre événement nous a gardé en place quelques années supplémentaires.

Alors qu'il terminait sa phrase, j'entendis les pans de toiles bruisser alors que quelqu'un sortait de l'arrière. Une douce voix, presque mélodieuse se fit alors entendre.

-Bonjour.

Sans savoir pourquoi, je ressentais l'envie irrépressible de voir la personne qui avait prononcé ses mots. Je me laissai donc tomber par en arrière, me retenant suspendu à la branche par les jambes pour regarder. Une jeune fille se tenait debout derrière le banc, ses longs cheveux blonds brillant, chatoyant d'un éclat doré au soleil, cascadaient sur ses épaules. Elle avait tressé les cheveux au-dessus de son froid en une mince tresse qui partait d'une tempe pour se rendre à l'autre et finir ramenée derrière son oreille. Elle avait une peau claire, avec un léger bronzage qui faisait ressortir ses yeux bleus brillants. Elle portait une simple tunique beige avec une ceinture de cuire foncée assortis à ses pantalons de voyage et une petite chaîne en argent assortie d'un pendentif était attachée à son coup. J'entendis à peine l'ami père continuer à parler:

-Voici ma fille, Elena. Varianne est tombée enceinte durant le voyage et elle a accouché dans le village de Lacou. On a préféré s'y installer le temps que la petite grandisse un peu et nous sommes ensuite répartis sur la route.

Encore obnubilé par le visage de la jeune fille qui semblait briller sous les rayons du soleil, je ne remarquai pas que ma prise sur la branche faiblissait. Je m'en rendis compte trop tard et je glissai de celle-ci. Je ralentis ma chute sur les branches sous moi, mais je ne ou m'empêcher de m'écraser lamentablement un peu à côté de mon père et de son ami. Ayant atterris sans trop de mal, je me redressai sur un coude sous le regard amusé de mon père.

-Al, je te présente mon fils, Leossier. Il est né quelques années après ton départ et ne dois pas être loin de l'âge de ta fille. Ils devraient bien s'entendre.

Je tournai les yeux vers Elena et celle-ci me fixa dans les yeux. Nous restâmes un moment à nous regarder avant que je n'arrive à prendre maladroitement la parole:

-B...Bonjour.
-Bonjour, me répondit-elle un peu hésitante elle aussi.

Nous retournâmes dans notre mutisme alors que je me relevais. Je continuai à l'admirer. Peu importe ce que je regardais, elle était parfaite, et d'après l'éclat que je lisais dans ses yeux, je devinais qu'elle pensais de la même façon.

Je vis à peine du coin du regard nos deux pères se lancer un regard complice en se dirigeant bras-dessus bras-dessous vers l'arrière du chariot pour aider Variane qui avait commencé à décharger le chariot. Celle-ci finit par appeler sa fille pour qu'elle vienne l'aider. Son interpellation nous sortis de notre transe et elle descendit de l'avant du chariot, trébuchant sur la dernière marche en voulant continuer de me regarder. Même alors qu'elle essayait de ne pas s'étaler pas terre, elle était magnifique.

Je ramassai mon couteau et mon morceau de bois qui étaient tombés avec moi en me disant que j'avais trouvé la femme avec qui je voudrais passer le restant de mes jours. Le destin m'avait fait cadeau de mon âme sœur

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